MAP - Publié le Jeudi 19 Novembre 2020 à 11:29

Algérie: Le frère de l'ancien président Bouteflika et ses co-accusés seront rejugés


​Alger - La Cour suprême algérienne a accepté, mercredi, le pourvoi en cassation de l'affaire de Saïd Bouteflika, frère-conseiller du président déchu, et de deux anciens patrons des services de renseignement, le général de corps d'armée à la retraite, Mohamed Mediène dit Toufik et le général-major à la retraite, Bachir Tartag, condamnés en février dernier à 15 ans de prison ferme pour "complot contre l'Etat et l'armée".


La chambre criminelle de la Cour suprême a ainsi accepté le recours formulé par Saïd Bouteflika et ces anciens chefs des services de renseignements qui comparaîtront devant une autre juridiction pour être rejugés, selon la Cour suprême.

L'arrêt de la Cour suprême porte "acceptation, dans le fond et la forme, de la cassation, l'annulation de la décision en appel et le renvoi de l'affaire et des parties devant la Cour d'appel militaire de Blida, qui sera formée d'une autre composante pour y statuer, conformément à la loi", a précisé la même source citée par les médias algériens. 

La Cour d’appel militaire de Blida avait confirmé en février le jugement prononcé en première instance en condamnant Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène et Athmane Tartag à 15 ans de prison ferme, pour complot contre l’autorité de l’Etat et de l’Armée.

Sept mois auparavant, le comité de défense des accusés avait déposé un recours auprès de la Cour suprême, demandant l'annulation du jugement et un nouveau procès. Les condamnés sont actuellement en prison près du tribunal militaire de Blida depuis mai 2019, un mois environ après le renversement de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Ils étaient accusés de s'être réunis en mars 2019 pour élaborer un "plan de déstabilisation" du haut commandement de l'armée, qui demandait alors le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du soulèvement populaire qui a contraint l'ancien chef de l'Etat à la démission en avril 2019, après 20 ans au pouvoir. 





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