MAP - Publié le Vendredi 6 Mars 2020 à 11:08

Bulletin écologique du Maghreb du 06/03/2020


​Tunis - L'association "Réseau Enfants de la Terre" (RET) et l'association "Les amis des oiseaux" en Tunisie (BirdLife) présenteront, le 10 mars prochain à Tunis, les résultats des inventaires de la faune et de la flore de Sebkhet Sejoumi (sud-ouest de la ville de Tunis).


Riche de plus de 330 espèces animales et végétales, ce site demeure soumis à diverses pressions d'origine humaine, et ce, vu sa proximité de la grande agglomération urbaine de la capitale Tunis, regrette le Réseau Enfants de la Terre dans un communiqué.

D'après la même source, ces pressions concernent principalement le remblaiement et la pollution, notamment, les déversements de la zone habitée limitrophe. Cela a entraîné une détérioration des caractéristiques physico-chimiques de ce site ainsi que de sa biodiversité.

Son importance a été reconnue par l’attribution de plusieurs statuts internationaux : zone humide d’importance internationale (Convention de Ramsar), Zone importante pour la conservation des oiseaux et de la nature (ZICO) et Zone clés pour la biodiversité (ZCB).

En effet, selon la même source, le site abrite 103 espèces végétales et plus de 223 espèces animales dont 8 espèces de mammifères (dont une endémique à la Tunisie septentrionale et aux régions limitrophe), 8 espèces de reptiles (dont une de tortue dulçaquicole), 3 d'amphibiens, 188 d'arthropodes (insectes, arachides,...) et 16 de gastéropodes (escargots terrestres et aquatiques).

Située au sud-ouest de la ville de Tunis, Sebkhet Sejoumi couvre une superficie de 30 km2, avec un bassin versant de 250 km2. 

-. L'Agence Tunisienne de Gestion des Déchets (ANGed) s'est engagée à fermer définitivement, avant 2022, la décharge contrôlée dans la zone d' El Gonna à Agareb relevant du gouvernorat de Sfax (Centre-est).

L'ANGed a indiqué sur sa page Facebook qu'elle œuvre actuellement en collaboration avec les autorités régionales à mener les études techniques afin de mettre en place une unité de traitement et de valorisation de déchets dans cette région. 

-. La troisième édition du festival du film environnemental "EnviroFest Tunisia" prévoit cette année la projection de 10 films de nationalité française, britannique, américaine et canadienne et ce, du 14 au 20 mars à Tunis.

L'ouverture sera marquée par la projection du film documentaire britannique "The Great Green Wall" de Jared P Scott avec l'artiste malienne Inna Modja qui l'accompagne dans un voyage musico-écologique le long d'un projet d'une grande muraille verte s'étendant du Sénégal à l'Ethiopie pour aider à comprendre que le problème de désertification n'est plus uniquement un enjeu africain mais mondial.

Le directeur du festival Hichem Belkhamsa a, lors d'une conférence de presse organisée à la cité de la culture, indiqué que le festival se déplacera à partir du mois de juin et jusqu'au mois d'octobre prochain dans 12 villes tunisiennes en l'occurrence Sfax, Redeyef, la Marsa, Djerba, Bizerte, Monastir, El Haouaria, Kerkennah, le Kef, Gabes, Tataouine et Tozeur.

M. Belkhamsa a, par ailleurs, tenu à signaler que le festival organisé en partenariat avec la Cinémathèque tunisienne vise à dépasser le cadre cinématographique en proposant des débats scientifiques sérieux afin de plaider pour des causes essentielles tout en vulgarisant d'une manière ludique les problématiques et les solutions à la question environnementale qui se pose comme le défi majeur des années à venir.

Il a, dans ce sens, indiqué que les conférences-débats auxquels prendront part des experts en matière d'environnement et qui se tiendront dans les villes tunisiennes seront axées sur les spécificités environnementales de chaque région (eau, désertification, oasis etc) afin d'interpeller le grand public en particulier les jeunes, créant ainsi une prise de conscience et une envie d'agir à travers le prisme du cinéma.

Un éco-village sera installé à la cité de la culture à Tunis offrant aux visiteurs de rencontrer les différentes composantes de la société civile active dans le domaine de l'environnement.

Alger -. Le renforcement du rôle du secteur privé dans le domaine de la valorisation et du recyclage des déchets peut contribuer à la création de près de 100.000 emplois en Algérie à l'horizon 2035, a affirmé le directeur général de l'environnement et du développement durable auprès du ministère de l'Environnement, Nouar Laib. "Les emplois liés à la valorisation des déchets seront plus importants de par leur nombre que ceux qui seront liés à l'enfouissement de ces déchets et seront créés par le secteur privé qui jouera un rôle majeur dans la valorisation de ces déchets", a indiqué M. Laib lors d'une présentation liée à la valorisation et le recyclage des déchets en Algérie, à l'occasion de l'inauguration du projet FILREC portant sur le même sujet. Le responsable a cependant relevé que «la participation du secteur privé dans le marché de la gestion des déchets est encore très timide voire limitée», ajoutant qu'il devient vital aujourd'hui que le secteur privé joue un rôle important dans la valorisation des déchets et ce, dans le but d'instaurer une économie circulaire.

Le système de gestion des déchets actuel demeure «déséquilibré financièrement" avec un déficit annuel de 36,3 milliards de DA, a-t-il dit, ajoutant que les coûts de gestion (dépenses et investissements) représenteront 38,6 milliards de DA par an alors que les recettes ne sont que de 2,6 milliards de DA. 





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