MAP - Publié le Mercredi 11 Décembre 2019 à 12:30

Bulletin écologique du Maghreb du 11/12/2019


Tunis - L'Île de Kneiss (Sud de Sfax), l’Archipel de la Galite et le parc national de Zembra et Zembretta (Tunisie), ont obtenu une période transitoire de six ans maximum pour le renouvellement de leur statuts, en tant qu’Aires Spécialement Protégées d'Importance Méditerranéenne (ASPIM) de la convention de Barcelone.


Cette décision a été prise lors de la 21e réunion des parties contractantes à la Convention pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (la Convention de Barcelone) et à ses protocoles (COP 21), tenue du 2 au 5 décembre 2019 à Naples (Italie).

Les ASPIM qui constituent des zones marines et côtières ayant une importance pour la conservation de la diversité biologique, renferment des écosystèmes spécifiques à la Méditerranéenne ou des habitats d’espèces menacées d’extinction.

Ils présentent aussi un intérêt particulier sur les plans scientifique, esthétique, culturel ou éducatif.

Mohamed Ali Ben Temessek, sous-directeur des Milieux naturels et point focal national du Centre des Activités Régionales pour les aires spécialement protégées UNEP/MAP/Convention de Barcelone/CAR-ASP, a rappelé que la révision périodique ordinaire des ASPIM entreprise en 2018/2019 a concerné 19 ASPIM situées en Espagne, France, Italie, Liban, Monaco et Tunisie.

Expliquant les techniques d’évaluation des ASPIM, le responsable a indiqué que la note minimale requise pour être inscrit dans le processus de révision ordinaire est de 40 sur 60, alors que les ASPIM ayant déjà fait l'objet de révisions ordinaires (comme c’est le cas des sites tunisiens qui ont été évalués en 2008), la note minimale requise pour être maintenu dans le processus de révision ordinaire est de 46 sur 66.

Pour toutes les ASPIM en Tunisie, les évaluations ont constaté un manque de ressources humaines consacrées aux interventions sur terrain, notamment, l’absence d’unités de gestion permanente pour chaque site.

Il s’agit, également, de la lenteur du processus de déclaration de l’ASPIM en tant qu’Aires Marines et côtières protégées en application de la loi Tunisienne qui permet de formaliser tous les aspects règlementaires de contrôle, de surveillance et de gestion.

Pour le responsable, l’Etat Tunisien est appelé à renforcer et à garantir une mobilisation permanente des financements pour une meilleure gestion des ASPIM sur le long terme. "Une des opportunités offertes serait de faire bénéficier les ASPIM d’un financement régulier dans le cadre du MedFund dont la Tunisie est membre fondateur aux côtés de Monaco et de la France", a-t-il ajouté.

-. Le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (Citet) a organisé récemment une journée d’information sur le projet tunisien de production propre (PPPT).

Ce projet s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi) et visant la promotion de l’écologie industrielle et l’adoption d’un concept salutaire, à même de réussir l’équation production-valorisation des déchets.

L’idée étant d’orienter, progressivement mais sûrement, la production industrielle vers l’économie circulaire en apportant aux professionnels les abc de cette démarche fondamentale à une économie plus rentable, à une production moins coûteuse et plus respectueuse de l’écosystème.

En Tunisie, le Citet a été désigné par l’Oundi comme étant l’institution de tutelle, relevant du ministère des affaires locales et de l’environnement, pour la vulgarisation de l’information sur l’éco-industrie et pour apporter aux professionnels de ce secteur l’appui technique et l’accompagnement adapté à leurs besoins.





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