MAP - Publié le Jeudi 12 Décembre 2019 à 13:14

Bulletin écologique du Maghreb du 12/12/2019


Tunis - Le ministre tunisien de l'Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, Samir Taieb a appelé, mardi dernier à Madrid, à généraliser à tous les secteurs l’initiative "Adaptation de l’Agriculture africaine" (AAA), lancée en 2016 à Marrakech lors de la COP 22.


"Cette initiative permettra aux pays africains d’accéder d’une manière collective au financement qui demeure pour eux un enjeu capital en matière de lutte contre les changements climatiques", a-t-il souligné, lors d’une rencontre tenue avec le ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall, en marge de la 25e Conférence des Parties sur le Climat qui se tient actuellement à Madrid.

Le ministre sénégalais a, de son côté, mis l’accent sur l’impératif d’unifier les rangs entre les différents pays africains pour "tirer leur épingle du jeu" durant ces négociations.

Le financement et l’article 6 de l’accord de Paris relatif aux mécanismes de marchés carbone demeurent principalement les deux priorités au cours de cette 25e COP.

Lors de cette rencontre, le ministre tunisien des Affaires Locales et de l’Environnement a indiqué que l’initiative AAA à laquelle a adhéré la Tunisie en novembre dernier, a pour objectif de promouvoir et favoriser la mise en place de projets afin d’améliorer la gestion des sols, la maîtrise de l’eau d’irrigation, la gestion des risques climatiques et le renforcement des capacités et des solutions de financement.

Quelque 33 pays africains sont membres de cette initiative qui tend à mettre la résilience de l’agriculture au cœur des négociations climatiques. 

-. Le ministre tunisien des Affaires Locales et de l’Environnement, Mokhtar Hammemi a appelé l’ensemble des pays africains à mettre en place un système de recensement et d’actualisation des données relatives aux catastrophes naturelles.

"Aucun pays africain ne dispose, aujourd’hui, des données exactes de son voisin en termes d’extrêmes climatiques", a-t-il regretté lors d’un panel co-organisé par l’Union Africaine (UA), la commission de l’UA et les Communautés économiques régionales africaines (CER), en marge de la 25 e conférence des Parties sur le Climat qui se tient à Madrid jusqu'au 13 décembre.

"Tant que les pays africains ne disposent pas de cette base de données, ils ne seront pas en mesure d’anticiper et de limiter de telles catastrophes", a-t-il insisté.

Selon le responsable, il est primordial, aujourd’hui, de migrer d’une transition de "la gestion des catastrophes" à la "gestion des risques" en s’appuyant sur la prévision et l’anticipation qui doivent être, selon lui, au centre des politiques publiques africaines à venir.

Lors de ce panel portant sur le thème "La résilience de l’Afrique face aux catastrophes naturelles", le secrétaire exécutif adjoint de la Communauté des Etats des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est, Hon. Christophe Bazivamo a exhorté les Etats africains à échanger les plans nationaux de lutte contre les extrêmes climatiques.

"L’ensemble de nos pays sont confrontés à des catastrophes naturelles de taille tels que la sécheresse, la désertification, les inondations. Il faut agir car nous n’avons plus de temps à perdre", a-t-il souligné.

La Tunisie a été classée à la 35e place sur les 183 pays les plus vulnérables aux extrêmes climatiques en 2018, selon l’Indice mondial des risques climatiques 2020, rendu public, par l’organisation allemande Germanwatch, lors de la 1ère semaine de la COP 25 qui se tient à Madrid.





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