MAP - Publié le Lundi 20 Avril 2020 à 10:19

Bulletin écologique du Maghreb du 20/04/2020


Tunis - Le dernier spécimen de la Gazelle Mhorr qui vivait au Parc national de Bouhedma entre les gouvernorats de Sidi Bouzid et Gafsa en Tunisie est mort il y a quelque temps, a annoncé l'Association tunisienne de préservation de la vie sauvage.


Dans un communiqué publié sur sa page facebook, l'association a souligné que cette espèce a ainsi définitivement disparu de Tunisie et que les informations disponibles sur la mort de la gazelle Mohrr dénoterait d'une mort naturelle .

L'Association a exprimé, en outre, son mécontentement du silence des autorités qui a accompagné la disparition de cette espèce, estimant qu'elles doivent fournir des explications sur les causes de l'échec de la réintroduction de cette espèce rarissime de gazelle.

L'opération de réintroduction des gazelles Mhorr a commencé depuis les années 90 mais plusieurs événements ont conduit à l'effondrement du troupeau jusqu'à sa distinction fonctionnelle à partir de l'année 2012, date à laquelle il ne restait que trois mâles, dont deux ont disparu entre-temps, sans en connaître les raisons exactes, et le seul, qui est resté en vie depuis 2016, vient de disparaître.

Mhorr, classée sous espèce de la Gazelle dama (Nanger dama), est la plus grande espèce de gazelle africaine.

-. Le ministère tunisien de l'Environnement a appelé les citoyens à faire preuve de davantage de vigilance et à informer les autorités compétentes sur les atteintes contre la faune et la flore et le domaine public maritime et forestier, en vue de protéger les richesses nationales et préserver les droits des générations actuelles et futures.

Le département ministériel de l’environnement a souligné, dans son communiqué, son engagement à sévir contre tous les contrevenants et à les sanctionner "en fonction des crimes commis" en vue de mettre fin à ces dépassements.

Ce communiqué est publié après une dizaine de jours de la massacre d'arbres plusieurs fois centenaires survenue dans les forêts du nord-ouest du pays.

A cet égard, près de 200 chênes zéens parmi les anciens zens dont l’âge remonte à plus de 300 ans ont été coupés entre le 4 et le 6 avril à Aïn Sallem de la délégation de Aïn Draham (gouvernorat de Jendouba). Ces arbres abattus ont été saisis, mardi, par les agents de la garde nationale et de la direction des forêts.

Suite à une descente conjointe effectuée dans les villages de Hamraya et Draya Sidi Youssef de la délégation de Ain Draham, les agents de la garde nationale ont découvert une grande quantité de charbon et de bois emmagasinée dans les forêts avoisinantes.

Cinq personnes ont été arrêtées, certaines d’entre elles ont avoué avoir profité des mesures de confinement général et du couvre-feu pour abattre ces arbres.

Le bois devait être transformé en charbon et vendu à des cafés ou des hôtels à raison de 40 dinars le sac de 30 à 35 kg.

Dans des déclarations à la presse, le chef de l’arrondissement des forêts de Ain Draham, Hamda Rzaigui mentionne que les chênes zéens abattus sont des arbres naturels de plus de 300 ans à caractère écologique non renouvelable, ajoutant que leur abattage est interdit par la loi en raison de la rareté de la variété à l’échelle internationale.

L’abattage illicite a touché 400 arbres d’une valeur de 300 mille dinars, situés dans la localité d’Ain Salem, rappelle-t-on.

Nouakchott -. La mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde et est responsable de 20% des rejets d’eaux usées et de 10% des émissions de CO2 dans le monde, selon le site ADN.eu, un groupe qui plaide en faveur d'une nouvelle économie responsable autre que celle de l'abondance. Selon la même source, l'industrie textile est le secteur le plus gourmand en eau, en ce sens que pour fabriquer un jean, il faut 11 000 litres d’eau, précisant que 60 milliards de m2 de tissus sont produits chaque année et qu’au total, 60 milliards de m2 de chutes sont gaspillées lors de coupe.

En 2015, on estimait qu’une seule usine de textile produisait 5% à 25% de déchets par année de production, et ce avant l’entrée des vêtements sur le marché. Seulement 20% des textiles sont recyclés chaque année dans le monde.

D'après les chiffres de la plateforme de mode durable Sloweare, environ 140 milliards de vêtements sont produits chaque année, nécessitant 79 milliards de mètres cubes d’eau. Un constat qui révèle que le secteur de la mode pollue plus que le trafic aérien et le transport maritime combinés.





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