MAP - Publié le Jeudi 26 Décembre 2019 à 11:21

Bulletin écologique du Maghreb du 26/12/2019


​Tunis -. Le taux de remplissage de l'ensemble des barrages en Tunisie a atteint 63%, selon l’Observatoire National de l'Agriculture (Onagri).


Les réserves en eau dans ces barrages se sont élevées, jusqu'au 8 décembre 2019, à 1418,2 millions m3, contre 1225 millions m3 disponibles à la même date en 2018. La moyenne des ressources en eau enregistrée durant les trois dernières années est estimée à 774,8 millions m3.

Selon l’ONAGRI, 87,9% des volumes d'eau stockés se trouvent dans les barrages du nord, 9,2% dans les barrages du Centre et 2,9% dans les barrages du Cap Bon.

L’Onagri a fait état aussi, dans son bulletin mensuel, d'une évolution significative de la pluviométrie enregistrée en Tunisie, à partir du 1er septembre jusqu’au 12 décembre 2019.

Cette évolution a été remarquable dans les régions du Nord et du Centre Est. Par rapport à la même période en 2018, la pluviométrie a été caractérisée également par un niveau plus élevé dans la région du Sud-est, a encore fait remarquer l'ONAGRI.

Les inondations survenues, le 22 septembre en 2018 au Cap bon en Tunisie, ont causé au secteur agricole des effets estimés à plus de 50,7 millions de dinars (1 euro = 3,14 dinars), dont environ 26,6 MD de dommages et 24,1 MD de pertes, selon le rapport national du secteur de l'eau de 2018.

Les sous-secteurs de l'arboriculture, du maraîchage, de l'élevage et de la pêche ainsi que des infrastructures hydro-agricoles ont été touchés.

Selon le même rapport, plus de 1.791 exploitants agricoles ont déclaré des sinistres auprès du Commissariat Régional pour le Développement Agricole.

Les exploitants des cultures arboricoles demeurent les plus affectés par ces inondations, avec 490 ha touchés et 14.500 arbres emportés. Les dommages et les pertes pour ce sous-secteur s'élèvent à plus de 20,3 millions de dinars. 

Les sous-secteurs de l'élevage et de la pêche ont, également, été significativement impactés, enregistrant des dommages et des pertes de plus de 5,1 millions de dinars.

Des dommages importants de plus de 17,5 millions de dinars ont été également signalés au niveau des infrastructures hydro- agricoles, en particulier les aménagements de conservation des eaux, des sols et des pistes. 

Les plus petites exploitations agricoles familiales, ayant perdu tout ou une partie de leurs cultures maraichères ont subi, tout particulièrement, les effets des inondations avec 846 ha affectés et des pertes dépassant 7,7 millions de dinars sur la saison.

Ces inondations "catastrophiques" dans le Cap Bon ont mis en lumière un manque de résilience face aux phénomènes de crues de grande ampleur, souligne le rapport, mettant l'accent sur la nécessité d'augmenter les capacités d'adaptation face aux risques de telles inondations.

Ce rapport recommande de poursuivre l'amélioration du dispositif d'alerte de crues, consolider le cadre institutionnel régissant la gouvernance relative à la gestion des périodes de crise et d'augmenter les capacités de régulation des crues par les barrages par le rehaussement des barrages existants ou la création de barrages de rétention.

Il est à rappeler que le fonds d’indemnisation des dommages agricoles liés aux catastrophes naturelles vient d'être opérationnel. Destiné à dédommager les agriculteurs et les marins-pêcheurs sinistrés, ce fonds couvre les pertes causées par les catastrophes naturelles dont les inondations. Il concerne les cultures irriguées et pluviales, les animaux d’élevage et les produits de l’agriculture et de la pêche.

-. Nouakchott, Une session de formation sur la gestion environnementale des activités pétrolières et gazières en Mauritanie a débuté mardi à Nouakchott .

La session, de cinq jours, est organisée conjointement par le ministère mauritanien de l’environnement et du développement durable et le programme régional pour la conservation des zones côtières et marines en Afrique de l'Ouest.

Elle vise à fournir aux participants les principes de la problématique de la gestion environnementale des activités pétrolières et gazières et à les informer de certaines procédures pertinentes, afin de comprendre avec précision les termes juridiques et législatifs utilisés dans ce domaine.

Les participants à cette rencontre auront l’occasion de suivre des présentations traitant des technologies utilisées dans le domaine de l'extraction de gaz et de pétrole, de l’impact environnemental sur les diverses activités extractives et des moyens de les exploiter en mer et de les exporter, en plus d’un aperçu des écosystèmes marins et de la responsabilité sociale des entreprises et d’institutions impliquées dans les activités extractives avec les communautés locales et des moyens de partager et de distribuer du pétrole à travers le monde.

S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’environnement et du développement durable, M. Madi Ould Taleb, a souligné que la zone côtière et marine mauritanienne connaît depuis deux décennies des activités d’exploration et d’exploitation du pétrole et du gaz, activités qui ne sont pas sans effets négatifs sur le fonctionnement naturel des systèmes environnementaux en mer et sur la plage si les mesures strictes qui s’imposent ne sont pas prises à temps.

Pour sa part, le secrétaire exécutif du Partenariat régional côtier et marine en Afrique de l'Ouest, Ahmed Senhoury a expliqué que la zone côtière est fragile et connaît des transformations radicales qui posent des défis environnementaux majeurs, en particulier en ce qui concerne les activités extractives de gaz et de pétrole.

Il a, par la suite, passé en revue certains des avantages de cette région, qui dispose de ressources naturelles et d’écosystèmes divers, dans le plus grand besoin d’être gérées de manière rationnelle, tout en respectant la dimension environnementale et l’impact environnemental des différentes institutions et entreprises travaillant dans cet espace fragile. 





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