MAP - Publié le Lundi 28 Septembre 2020 à 11:33

Bulletin écologique du Maghreb du 28/09/2020


Tunis - La Tunisie a participé, du 25 au 27 septembre courant, à la première édition de la campagne de nettoyage des plages méditerranéennes "Clean Up The Med", placée sous le signe "Pas de frontières pour lutter contre les déchets marins".


Partenaire du projet COMMON, l'Institut tunisien des Technologies de la Mer (INTSM) a répondu présent sur les plages pour prêter main forte aux volontaires du Club de Pêche Sportive de Ksar Hlel (CPSK) à Monastir et de l'Association de Développement et d'Environnement du Kram (ADEK) à Tunis.

Selon Sana Ben Ismail, chercheur à l'INSTM et coordinatrice du projet COMMON en Tunisie, qui est une campagne de sensibilisation sur la gestion durable des déchets et la réduction des débris marins née en 1995, à l'initiative l'ONG italienne Legambiente, "l'implication de la société civile est très importante pour renforcer la lutte contre les déchets marins et pour sensibiliser la population, notamment les jeunes face à ce problème majeur.

Du micro-plastique aux bouteilles en verre, en passant par les mégots et les déchets métalliques, la faune et la flore marine suffoquent, déplore-t-elle, relevant que ces apports en déchets marins proviennent en majorité de la terre ferme, parfois à plusieurs centaines de kilomètres de la mer.

"Nous avons besoin de l'effort de tous pour ce combat commun", a-t-elle insisté. 

S'inscrivant dans le cadre d'un projet financé par l'Union européenne, cette campagne a impliqué, au fil des ans 21 pays méditerranéens, avec plus de 1500 sites et des milliers de volontaires.

Chaque année, les plages et les fonds marins accumulent plus de 8 tonnes de déchets, dont plus de 80% sont constitués de plastique: bouchons de bouteille, jouets, cotons tiges et sacs, selon le projet COMMON. Les activités humaines et la mauvaise gestion des déchets à terre comptent parmi les principales causes de la propagation de cette pollution.

-. La Tunisie a sollicité l'appui de la Banque mondiale (BM) pour le financement d'un nouveau projet de gestion de déchets de soin, dont le coût est estimé à 10 millions de dollars (environ 28 millions de dinars).

Ce projet qui ciblera les gouvernorats de Bizerte, Beja, Jendouba, kef, Siliana, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Tozeur, Kebili, Nabeul et Zaghouan, permettra de promouvoir les bonnes pratiques et techniques de gestion des déchets sanitaires, et ce, en collaboration avec les groupements de santé de base et les établissements universitaires à caractère médical.

Un projet similaire a été déjà réalisé en Tunisie grâce à l'appui de le Banque mondiale, durant la période 2013-2017, moyennant un investissement global de l'ordre de 10,2 millions de dollars, dont 2,5 millions de dollars, sous forme d'un don accordé par le Fonds mondial pour l'environnement. 

Lors d'une récente rencontre, le ministre tunisien des Affaires locales et de l'Environnement, Mustapha Laroui, et le directeur de la Banque mondiale en Tunisie, Tony Verheijen, ont convenu d'œuvrer pour l'identification de solutions permettant de faire avancer les travaux de certains projets et ce, en coordination avec les bailleurs de fonds et aussi d'accélérer le rythme de réalisation des futurs projets.

Ils ont passé en revue, selon un communiqué du département de l'Environnement, les projets qui seront réalisés par l'Office national de l'assainissement (ONAS), la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales et l'Instance générale de prospective et d'accompagnement du processus de décentralisation, notamment le projet "Oasis", qui cible une gestion durable de 162 oasis aux gouvernorats de Tozeur, Gafsa, Gabès et Kébili au sud de la Tunisie.

Les deux responsables ont aussi passé en revue le projet de "lutte contre les risques de catastrophes", et l'avancement de la réalisation de la "Stratégie nationale pour l'économie bleue". 





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