MAP - Publié le Vendredi 4 Septembre 2020 à 09:56

Bulletin écologique du Maghreb


​Tunis - "Plasticratie" est l'intitulé du documentaire tunisien que vient de projeter mercredi en avant-première à Tunis le média en ligne "Nawaat" et qui se veut une invitation à une prise de conscience collective quant à l’impact du plastique sur l’environnement et la santé humaine.


Comme son intitulé l’indique, ce documentaire réalisé par le réalisateur Hammadi Lessoued et soutenu par la fondation allemande Heinrich Böll Stiftung, met l’accent sur l’emprise du plastique sur la vie quotidienne.

"Fabriqué principalement à partir du pétrole, ce produit, que nous consommons à outrance, est omniprésent dans tous les objets du quotidien, allant des sacs à usage unique et des bouteilles d’eau, jusqu’aux aliments", lit-on dans une note de présentation de cette production cinématographique.

Dans son documentaire qui donne la parole à des environnementalistes et des scientifiques, Hammadi Lessoued a reconstitué les différentes étapes du cycle de vie d’une matière plastique (fabrication, consommation et élimination) dans l’objectif de démontrer que ce produit, une fois jeté, finit à nouveau dans nos assiettes.

En effet, les déchets plastique rejetés dans la nature se fragmentent et se transforment en microplastiques qui sont, par la suite, absorbés par les poissons et les végétaux, ce qui met en péril la santé humaine.

Selon les experts interviewés dans le cadre de ce film documentaire, seuls 4% des déchets plastiques sont recyclés en Tunisie et le reste finit dans la nature et sur notre table.

"Nous ingérons, en moyenne, 5 g de plastique par semaine, soit l’équivalent d’une carte de crédit", précise Essia Guezzi, environnementaliste et activiste de la société civile.

"Plasticratie" est un documentaire édifiant qui incite à réfléchir sur les petits gestes simples à adopter au quotidien pour rationaliser la consommation humaine en plastique.

Il est, par exemple, possible de remplacer le sac en plastique à usage unique par notre bon vieux couffin traditionnel et de privilégier l’utilisation des bouteilles en verre, suggère le documentaire, qui "nous pousse également à éveiller la conscience écologique qui sommeille en chacun de nous".

Ainsi, tous les acteurs de la chaîne de valeur du plastique, allant du simple consommateur, en passant par les industriels jusqu’à l’Etat sont appelés à assumer pleinement leurs responsabilités afin de trouver d’autres alternatives favorables à l’environnement, souligne-t-il.

La Tunisie reste le 4e consommateur de produits en plastique par habitant dans la région méditerranée, selon le Fonds Mondial pour la Nature (WWF).

L’économie tunisienne accuse chaque année, environ 20 millions de dollars de pertes, en raison de la pollution plastique. En janvier 2020, la Tunisie a fait un pas encourageant dans la lutte contre le plastique, en adoptant un décret gouvernemental interdisant l’usage des sacs à bretelle en plastique.

- Alger, Alors que les bureaux d’études et les experts étrangers sont généreusement payés, leurs confrères algériens, en dehors des favorisés, car il y en a aussi, attendent depuis des années de pouvoir toucher la rémunération de leurs travaux avec les frais qu’ils ont engagés, souvent très lourds lorsqu’il s’agit de terrain, selon le journal algérien "El Watan".

Cité par le journal, une lettre provenant d’une quinzaine d’experts dénonce le retard affiché depuis 2014 dans le versement de leurs honoraires pour des travaux qu’ils ont exécutés pour le compte du ministère algérien chargé de l’Environnement dans le cadre de projets et d’études confiés à des bureau d’études nationaux.

Le volume global de ces paiements non versés atteindrait plusieurs dizaines de millions de dinars, selon les mêmes sources.

D’après la même source, ces bureaux d’études cumulent à eux seuls plus de 300 millions de dinars de créances (1 euro = 152 dinars) qui n’ont pas été versés à ce jour depuis 2014.

Le document explique que ce retard est dû à la "bureaucratie" de ce département qui a changé de main et de dénomination à de multiples reprises depuis 20 ans, et cela s’est encore compliqué ces 5 dernières années.

Il est passé du ministère de l’Intérieur à celui de l’Aménagement du territoire, en passant par celui des Ressources en eau, avant de tomber dans celui du Tourisme et de l’Artisanat, pour finir dans celui des Energies renouvelables, avant d’être délesté de ce secteur dans le dernier gouvernement Djerad II, poursuit-elle.

Selon le quotidien, il s’agit d’un "nomadisme" qui en dit long sur la conception que se font les dirigeants algériens de l’environnement.

Il estime que de cette errance institutionnelle, sont nés des blocages administratifs et financiers à tous les niveaux, accentués par l’incompétence d’un encadrement qui hésite à prendre en charge les procédures qui traînent. 





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