MAP - Publié le Lundi 21 Septembre 2020 à 17:22

Bulletin écologique du Maghreb


​Tunis - La réutilisation des eaux usées sera au cœur d'un workshop qui sera organisé mardi à Tunis par le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (Citet) et le Centre des recherches et des technologies des eaux (Certe).


Axé sur la thématique "Changer le paradigme de la réutilisation des eaux usées", cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet "Aquacycle" intitulé "Vers un traitement et une réutilisation durables des eaux usées dans la région méditerranéenne".

Il s’agit d’un projet lancé à Thessalonique (Grèce), le 30 septembre 2019, qui regroupe 11 partenaires de 8 pays de la région méditerranéenne, dont 4 sont des partenaires associés à savoir la Grèce (chef de file de ce projet), le Maroc, le Liban, Malte, l’Espagne, la Tunisie, l’Algérie et la France.

L’objectif ciblé est de promouvoir une écotechnologie innovante de traitement des eaux usées, combinant trois étapes de traitement : la digestion anaérobie, le traitement biologique à base des plantes et le traitement solaire.

Cette écotechnologie vise l’amélioration de la qualité des eaux usées (urbaines) traitées à un coût d’exploitation relativement faible et à des avantages environnementaux significatifs.

La nouvelle technologie sera testée au Liban, en Espagne et en Tunisie, et ce, par l’installation de trois unités pilotes.

Le projet Aquacycle est financé et soutenu par l’Union européenne dans le cadre du programme ENI/CBC de Bassin maritime Méditerranée.

Ce workshop est le premier d’une série d’ateliers qui seront organisés dans le pays avec les parties prenantes du projet Aquacycle. Les participants seront invités à identifier les problèmes et défis liés à la réutilisation des eaux usées traitées ainsi que les solutions possibles pour les résoudre.

L’atelier sera également une occasion pour discuter et collecter les recommandations et les attentes concernant les résultats envisagés du projet Aquacycle.

-. Le département justice environnementale du Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a annoncé l'intention de passer la vitesse supérieure à travers le recours au contentieux environnemental, afin de contraindre les grands pollueurs et violateurs des droits environnementaux à changer de modes opératoires et arrêter les dépassements dont ils sont responsables.

Ainsi, l’équipe du département travaille, depuis le début de 2020, sur l’axe jurisprudence environnementale pour l’instaurer comme nouvel outil stratégique dans la consécration de la justice environnementale en Tunisie.

Cité par les médias tunisiens, le FTDES relève que le point de départ était l’appui apporté par la section du bassin minier au conseil municipal de Mdhilla dans la plainte qu’il a déposée en janvier contre le Groupe Chimique pour "la pollution industrielle dont il est responsable et pour ses activités illégales depuis plus de trois décennies".

Une autre plainte sera déposée d’ici à la fin de l’année contre la Compagnie des Phosphates de Gafsa pour sa surexploitation de la nappe d’eau et son implication dans les perturbations et coupures d’eau récurrentes dans la ville de Redeyef.

Dans le cadre de partenariat avec d’autres organisations, un deuxième volet de cette stratégie vise à contraindre les entreprises multinationales opérant en Tunisie à user de pratiques plus respectueuses envers l’environnement, les ressources naturelles et les communautés et à réduire leurs impacts sur les changements climatiques.

Dans ce sens, le département justice environnementale a précisé qu’il se penche sur l’évaluation des activités des entreprises polluantes dans différentes régions (Tataouine, Kébili, Kerkennah, Monastir, Kairouan, Bizerte, Gabès…), avant de recourir à la justice, quand c’est nécessaire.

Les équipes de Kairouan et Monastir sont également impliquées dans cette nouvelle orientation du département, et d’autres affaires en rapport à des dossiers lourds et anciens accompagnés par le FTDES, pourront être portées en justice dans les prochains mois.

Aussi, le projet justice environnementale envisage d’ouvrir le grand dossier de la pollution industrielle à Gabès et pourrait entamer une action judiciaire contre la société responsable. 





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