MAP - Publié le Jeudi 8 Octobre 2020 à 11:19

Bulletin écologique du Maghreb


Tunis - Le nombre des incendies en Tunisie a presque doublé au cours de l'année actuelle, mais les superficies des forêts atteintes a régressé, selon le sous-directeur de la protection des forêts, Samir Belhaj Salah.


Les incendies enregistrés sont passés de 347, en moyenne annuelle entre 2011 et 2019, à 629, dont la majorité s'est déclenchée au cours de la saison estivale, a ajouté la même source dans des déclarations à la presse.

Il a toutefois, fait savoir que les superficies incendiées ont baissé de 1200 hectares, à 2623 hectares, actuellement.

Le responsable à la direction générale des forêts a expliqué cette baisse par l'amélioration du plan d'action adopté à cette fin, avec la mise en place de postes avancés, chargés des premières interventions dans un délai ne dépassant pas les 30 minutes du déclenchement de l'incendie.

Il a, par ailleurs, évoqué les incendies apparemment prémédités qui se déclarent après minuit, dans des endroits difficiles d'accès et éloignés des routes et sentiers.

A propos de la difficulté d'assurer la protection des forêts, Belhaj Salah a évoqué la faiblesse de l'encadrement des gardes forestiers (37%), surtout avec les départs à la retraite.

Actuellement , le nombre de cadres parmi les techniciens et les ingénieurs dans le secteur forestier, est de 370 personnes réparties entre la direction centrale et les gouvernorats, alors que ce secteur a besoin de 1000 cadres spécialisés. 

Les forêts en Tunisie s'étendent sur une superficie de 1,2 million hectares, situés essentiellement dans les régions du Nord-Ouest, du Centre-Ouest et la dorsale tunisienne (de Kasserine au Cap Bon).

-. Près de 69 études seront élaborées par le ministère tunisien de l'Equipement, de l’Habitat et de l’Infrastructure de base pour protéger 22 gouvernorats contre les inondations, moyennant une enveloppe globale de 7,5 MD (1 euro =3,25 dinars).

Un appel d’offres a déjà été lancé pour mener huit autres études d’un coût de 400 mille dinars concernant les villes de Agareb, Kélibia, Tébourba, Béja, Zarzouna, Menzel Abderrahmen, Rafraf, Dhiba et Mdhila, avec l’évaluation des offres par la haute commission chargée du contrôle des marchés.

Un autre appel d’offres a été lancé pour réaliser des études pour la protection des villes contre les inondations (15 tranches), d’un coût de 600 mille dinars, en l’occurrence; Kalaâ Soghra, Rejich, Tastour, Gtar, Haidra, Souassi, Ksibet Mediouni, ZanouchSindi, Tatouine Sud (Ksar Ouled Debeb), Akouda, Hassi Frid, Jomna, Tamaghza, Siudi Bennour et Bullarégia.

Un rapport d’évaluation est en cours de préparation.

Dans le même sillage, le ministère de tutelle se penchera au cours du second semestre de l’année 2020 sur l’élaboration d’une étude stratégique sur la gestion des risques d’inondations d’un coût de 5 MD.

Cette étude a pour objectif de recenser les constructions réalisées pour la protection contre les inondations, de diagnostiquer la situation actuelle et de mettre en œuvre un programme d’intervention pour la protection selon le degré des risques et de la succession des inondations, mais aussi de mettre en place une base de données géographiques en vue de prendre toutes les précautions nécessaires pour prévenir contre les risques réels et imprévus des inondations et d’élaborer des cartes fixant les zones menacées.

Elle vise également à concevoir des scénarios possibles pour mettre en place des systèmes de mise en garde contre les risques des inondations en tenant compte du degré des risques imprévus et des capacités de financement. 





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