MAP - Publié le Vendredi 13 Novembre 2020 à 10:47

Bulletin écologique du Maghreb


Tunis - Le Fonds Mondial pour la Nature "WWF Tunisie" lancera prochainement une étude visant l'amélioration du débit et de la qualité des eaux de "Sebkhet Sidi Ali El Mekki" à Bizerte (Nord de la Tunisie), une zone humide d’importance internationale et zone Ramsar depuis 2007.


Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet de "Conservation et Développement Durable des Zones Humides Côtières à Haute Valeur écologique" (GEMWET), a annoncé le WWF Tunisie.

En effet, la Sebkha subit un dessèchement engendrant une montée de la salinité de l’eau et altérant l’irrigation automatique des plantes qui finissent par mourir, d’où un déclin de l’agriculture et la mort graduelle de la Sebkha.

L’étude vise à identifier les moyens d'améliorer le débit et la qualité de l’eau par une circulation optimale de l’eau au sein de la Sebkha dans l’objectif d’éviter son assèchement dans la zone des polders.

Il s’agit également, de favoriser le renouvellement de l’eau des micro-lagunes, lieux de pratique de la pêche qui a subi ces dernières années des pertes importantes au niveau de la richesse halieutique.

La communauté de la ville de Ghar El Meleh, notamment ses pêcheurs et ses agriculteurs qui exploitent les polders (Gtayas) appelés aussi culture Ramli, seront les principaux bénéficiaires de ce projet.

En effet, ces cultures uniques au monde reposant sur un système d’irrigation passive où les racines des plantes sont alimentées en toute saison par l’eau de pluie et l’eau emmagasinée dans la montagne suite à la formation karstique géologique qui assure un ruissellement continu de l’eau vers la lagune et la Sebkha.

Les divers aménagements (ports) et autres interventions ont affecté le fonctionnement naturel du complexe lagunaire naturel.

En effet, la communication avec la mer, qui se faisait par des passes (grau/Boughaz) a été bouleversée et l’ancien Boughaz, a vu son rôle diminuer avec le temps.

Autrefois, la Sebkha était alimentée par trois points distincts qui ont été soit envahi par les constructions anarchiques ou bloqués par la construction de la route qui mène vers le port.

Le WWF a lancé, dans ce cadre, un appel pour sélectionner un prestataire (groupe de consultants/ bureau d’études qui devront réaliser cette étude dans un délais de deux mois.

Ils devront assurer la continuité de la circulation de l’eau de bonne qualité à l’intérieur de "Sebkhet Sidi Ali El Mekki" et entre l'ensemble des plans d'eaux dont ceux des micro-lagunes, moyennant des chenaux à orientations et profondeurs appropriés et ce, de façon durable. 

-. Une information judiciaire a été ouverte à propos de l’affaire d’importation des déchets italiens par une société tunisienne.

Selon Rim Amdouni Hawat, contrôleur général des directions publiques à la douane tunisienne, "il s’avère en effet, que ces déchets sont municipaux dont l’importation est totalement, interdite en Tunisie conformément, à la législation nationale et conventions internationales, et ce, contrairement à la déclaration douanière faite par la société en question selon laquelle, ces ordures sont de type plastique recyclable".

Lors d’un point de presse, la responsable a ajouté que compte tenu de la provenance européenne des conteneurs de ces déchets, la douane a exigé de la société contrevenante de présenter un document prouvant l’autorisation du gouvernement tunisien, précisant que le document en question ne comportait aucune signature du ministère de l’Environnement.

Elle a rappelé, dans ce contexte, que 70 conteneurs de ces déchets importés par cette société ont été mis sous scellés, en attendant l’application de la décision relative au renvoi de ces conteneurs.

Pour ce qui du reste des conteneurs qui sont au nombre de 212, ils sont encore en attente dans le port de Sousse.

Le 2 novembre dernier, une émission d’investigation diffusée sur une chaîne tunisienne privée avait révélé au grand public, cette affaire d’importation de déchets italiens par une société tunisienne établie à Sousse.

Provoquant un tollé général sur les réseaux sociaux, cette affaire a poussé le ministère de l’Environnement à sortir de son mutisme et à publier, un communiqué, dans lequel il avait annoncé l’ouverture d’une enquête. Il avait assuré toutefois, qu'aucune autorisation n'a été octroyée à la société en question.

Par ailleurs, le directeur général de l'Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), Bechir Yahya a été démis jeudi de ses fonctions. 





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