MAP - Publié le Lundi 2 Mars 2020 à 11:45

Bulletin économique du Maghreb du 02/03/2020


Tunis - La Tunisie est considérée comme la deuxième destination mondiale en matière de Thalassothérapie après la France, malgré les difficultés de ce secteur depuis 2011, selon une étude élaborée par l'office national tunisien du Thermalisme et d’hydrothérapie ayant pour thème "Etude de marché du secteur de la Thalassothérapie".


La Tunisie a enregistré en 2019 l’affluence de 140.000 touristes aux centres de thalassothérapie, un chiffre considéré faible comparé aux capacités de ce secteur actif depuis le début des années 90.

L’étude vise à mettre en place une stratégie marketing pour la promotion du produit thalasso auprès des clients étrangers notamment européens. 

Le directeur général de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie et vice-président de l’Organisation mondiale du thermalisme et du climatisme, Razik Oueslati, a souligné que la Tunisie est l’une des destinations mondiales les plus importantes pour la thalassothérapie et un pionnier dans ce domaine, car elle compte actuellement 60 centres de thérapie et devraient atteindre les 90 centres en 2027.

Ces centres contribuent à attirer environ 200.000 étrangers par an sans compter les Tunisiens et à fournir des devises, outre les opportunités d’emploi", a-t-il fait savoir.

M. Oueslati a ajouté que les autorités veillent actuellement à aménager d’autres centres à Bizerte, Sfax et Tabarka, à assurer une présence à l’étranger, à créer de nouveaux marchés et à améliorer la qualité des services, unique facteur de progrès dans ce domaine.

-. Le secteur du Tourisme en Tunisie aurait vécu une catastrophe si le coronavirus s'était déclenché au cours de la haute saison, a souligné le Directeur général de l'Office national du tourisme de Tunisie (ONTT), Nabil Bziouech.

Dans des déclarations à la presse, il a indiqué que son apparition au cours de la baisse saison diminue ses retombées, le flux touristique ayant réalisé du 1er janvier au 20 février une augmentation de 7% en comparaison avec la même période de l'année 2019. 

Il a noté qu'à l'heure où le coronavirus est en prolifération, la Tunisie assure une veille à travers le suivi de la situation et de son évolution, tout en veillant à éviter le maximum de pertes, à prendre toutes les précautions et à diffuser une bonne image du pays reflétant sa bonne préparation et son interaction avec tous les rebondissements. 

Par ailleurs, les réservations annulées dans toutes les zones touristiques ne sont pas importantes et se situent entre 2000 et 2500, en attendant des statistiques confirmées. 

Elles concernent notamment la région de Tozeur (sud ouest de la Tunisie), sachant que les touristes chinois ne sont pas attirés par le tourisme balnéaire mais se rendent au Sahara tunisien après la haute saison (1er janvier au 30 avril de chaque année). D'autres nationalités ont remplacé le manque venant de la Chine et de certains pays asiatiques ainsi que de l'Italie.

-. Certaines entreprises commencent à ressentir une baisse des approvisionnements en matières premières à cause de la propagation de l'épidémie de coronavirus, a affirmé Tarek Cherif, président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT).

Il a expliqué que cette situation est due à la régression du rythme du trafic commercial au niveau des ports et des aéroports, ce qui a engendré une perturbation de l’importation des matières premières.

En outre, les visites des hommes d’affaires à destination de la Tunisie et à l’étranger, a baissé au cours de la dernière période, vu la propagation de ce virus au niveau mondial.

Le responsable a, dans le même cadre, mis l’accent sur l’importance de la vigilance au niveau des ports et des aéroports, ainsi qu’au niveau des passages frontaliers, recommandant d’agir avec rigueur face à la menace de l’épidémie.

Alger -. L’Algérie peine à créer l’élan nécessaire au développement des start-up qui ne peuvent être éligibles aux crédits patrimoniaux des banques, regrette l’expert financier Omar Berkouk. 

Le problème réside dans «la rigidité de notre système financier» dans la mesure où “une start-up n’est pas finançable par le marché bancaire et financier traditionnel, parce qu’elle n’apporte pas les garanties qui sont requises en la matière”, estime l’expert dans une analyse publiée lundi par des médias algériens. 

«Rien n’est adapté à la nouvelle économie”, souligne M. Berkouk, proposant “la création d’un fonds d’investissement” en guise de solution idoine. Il explique que «les fonds d’investissements publics existent mais ils ont un mode de fonctionnement et une destination qui ne correspondent pas aux besoins de la nouvelle économie», estimant qu’il faut, de par les contraintes de gestion imposées par les autorités monétaires et financières, s’orienter vers de nouveaux mécanismes à même d’éradiquer ces obstacles qui sont de taille.

L’expert ajoute que si les banques voulaient se donner de la peine pour participer au financement de la nouvelle économie, elles devraient orienter une partie de l’épargne de leurs clients vers les fonds d’investissement à créer.

Nouakchott -. Le directeur général de la Banque Mondiale (BM), M. Axel Van Trotsenburg, a effectué la semaine dernière une visite de travail en Mauritanie, à la tête d’une délégation de haut niveau.

«Nous avons discuté de la relation entre la BM et la Mauritanie. Nous avons pu remonter fortement notre programme de ces trois dernières années et je voudrais réitérer l’appui de la Banque pour les prochaines années, où nous voyons encore une augmentation plus forte dans le cadre de la prochaine exposition de l’IDA», a déclaré M. Trotsenburg à sa sortie d’audience que lui a réservée le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au palais présidentiel à Nouakchott.

Il a de même expliqué que durant ces dernières semaines, des experts de la BM avaient visité le Mali, Burkina Faso et Niger pour évaluer le programme de la Banque, assurant que la Banque est décidée de rehausser l’appui financier de tous les pays du Sahel.

«Nous estimons que notre engagement pour les trois prochaines trois années doit être entre 7 et 7,5 milliards de dollars. C’est une indication de notre solidarité avec la région pendant les temps difficiles. Mais aussi notre souhait de continuer de travailler étroitement avec le gouvernement sur les grands axes de développement, soit dans le développement des ressources humaines, mais aussi de créer des emplois».





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