MAP - Publié le Mardi 10 Décembre 2019 à 11:26

Bulletin économique du Maghreb du 10/12/2019


Tunis - L'agence de notation "Moody’s" vient de dégrader les perspectives des notations des dépôts en monnaie locale des banques tunisiennes Amen Bank, "Arab Tunisian Bank" (ATB), la Banque de Tunisie (BT), la Banque Internationale arabe de Tunisie (BIAT) et la Société Tunisienne de Banques (STB).


Dans son rapport rendu public, lundi, sur les perspectives des banques africaines en 2020, Moody's a dégradé la perspective d'Amen Bank et de l’ATB de B2 à CAA1 négative, de la BT et de la BIAT de B2 à B3 négative, et de la STB de B3 à CAA3 négative, une des notes financières les plus mauvaises pouvant être accordées à une obligation ou à un débiteur de la part des agences de notation.

"Le ralentissement de l'économie, la forte vulnérabilité extérieure et le lourd fardeau de la dette du gouvernement vont ralentir les opportunités commerciales de ces banques", explique Moody's, rappelant les créances accrochées en Tunisie qui représentaient 13,4% du portefeuille de prêts du secteur bancaire en 2018. "Ces créances commenceront à diminuer à condition que les banques publiques s'attaquent aux problèmes hérités à l'aide d'une nouvelle législation", souligne la même source.

Elle ajoute que "certains systèmes bancaires continuent de faire face à des risques de financement et de liquidité plus élevés", citant à titre d’exemple la Tunisie où les banques sont encore dépendant du financement de la banque centrale". Toutefois, l'agence de notation reconnait que des initiatives sont en cours pour résoudre les problèmes de liquidité serrée et de recours au financement de la BCT.

En général, les perspectives pour les banques africaines en 2020 sont négatives en raison de l'affaiblissement des conditions d'exploitation et de l'augmentation des pressions sur la qualité des actifs, estime l'agence. La dette publique reste élevée dans le continent et la croissance du PIB est inférieure au potentiel et insuffisante pour stimuler les niveaux de revenu par capital ou accroître la résilience économique.

Cependant, la plupart des banques africaines notées maintiennent des niveaux de capital élevés et le financement et la liquidité en monnaie locale restent solides dans la plupart des pays. Mais, Moody's a fait état de variations régionales dans la mesure où certaines banques, dont celles de l'Afrique du Sud, du Nigéria, de Tunisie et d'Angola seront confrontées aux plus grands défis alors que d'autres telles que les banques marocaines, égyptiennes, mauriciennes et kenyanes seront plus résistantes.

 -. Les prix de l’immobilier ont encore augmenté, cette année en Tunisie, par rapport à 2018. En général, l’Indice des prix de l'immobilier a augmenté de 8,3%, au cours du troisième trimestre 2019 par rapport à l'année précédente, selon l'Institut national de la statistique (INS).

Dans son bulletin sur l’indice des prix de l’immobilier au 3ème trimestre 2019, l'INS a fait état d'une augmentation de 18,2% des prix des appartements par rapport à l'année précédente. Durant le dernier quinquennat (2014-2018), les prix des appartements ont augmenté, en moyenne, de 9%.

Les prix des maisons, quant à eux, ont enregistré une hausse de 17,9% au cours du troisième trimestre de 2019 par rapport à la même période de 2018. En moyenne, ils ont augmenté de 8,6% au cours de la période 2014-2018.

La tendance haussière a aussi touché les prix des terrains, lesquels ont augmenté de 1,8% au cours du 3ème trimestre de 2019 par rapport à 2018. Durant les dernières 5 années, ces prix ont évolué de 7,3%. 

La flambée des prix de l'immobilier a entraîné une baisse des transactions immobilières de 8,4% au cours du 3è trimestre 2019 par rapport à la même période de 2018.

Cette baisse est estimée à 17,7%, concernant les maisons, à 9% en ce qui concerne les terrains bâtissables et à 1,8% pour les appartements.

Nouakchott -. La Stratégie nationale de gestion responsable pour un développement durable du secteur des pêches et de l’économie maritime en Mauritanie, adoptée officiellement le 23 février 2015, devrait prendre fin le 31 décembre courant sinon, au plus tard, le 22 février 2020, a indiqué le ministère des Pêches et de l’Economie maritime.

Dans une communication présentée au Conseil des ministres, le ministre a exprimé la volonté de son département de mettre en place, avant la fin de l’année en cours, d’une nouvelle stratégie sectorielle pour la période 2020-2024.  Le département de la Pêche avait réalisé une étude pour la mise en œuvre de la nouvelle stratégie du secteur, qui a fait l’objet d’une rencontre à laquelle ont pris part tous les acteurs concernés par l’avenir de ce secteur porteur.

  La stratégie sectorielle 2015-2019 prévoyait le passage d’un système de gestion basé sur l’effort de pêche à un autre qui consacre les quotas de captures.





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