MAP - Publié le Jeudi 13 Février 2020 à 12:24

Bulletin économique du Maghreb du 13/02/2020


Tunis - Le solde de la balance commerciale de la Tunisie est déficitaire de 970,5 MD (1 euro= 3,1 dinars), au cours du mois de janvier 2020, suite au déficit enregistré avec certains pays, tels que la Chine (-506,3 MD), la Turquie (-194,7 MD), l'Algérie (-158,2 MD) et la Russie (-63,1 MD).


Néanmoins, ce déficit commercial s'est réduit par rapport à janvier 2019, où il s'était élevé à 1568,3 MD, selon les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants publiés mercredi, par l'INS.

Hors énergie, le déficit de la balance commerciale baisse à 535 MD, sachant que le déficit de la balance énergétique s’établit à 435,5 MD (44,9% du total du déficit), contre 466,9 MD, en janvier 2019.

Le taux de couverture a gagné 8,1 points par rapport au mois de janvier 2019, pour s’établir à des taux respectifs de 79% au mois de janvier 2020.

Les exportations ont accusé une baisse de 4,2%, par rapport au mois de janvier 2019, à 3655,6 MD, alors que les importations ont reculé de 14,1%, à 4626,1 MD.

Le repli constaté au niveau des exportations, concerne la majorité des secteurs. Il s’agit des secteurs de l’énergie (-12,6%), des industries manufacturières (-12,7%), du textile, habillement et cuirs (-6,1%) et des industries mécaniques et électriques (-3%).

En revanche, le secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires a enregistré une hausse de 7,5%, suite à l’augmentation des ventes de l'huile d'olive (158,8 MD contre 145,5 MD) et du secteur des mines, phosphates et dérivés ( 0,4%).

La diminution des importations est due essentiellement, au repli enregistré au niveau des importations des biens d’équipement (-24,8%), des produits agricoles et alimentaires de base (-22,5%), des matières premières et demi produits (-8,8%), et de l’énergie (-8,9%), sous l’effet de la baisse de nos achats de produits raffinés (334,3 MD, contre 493,2 MD).

Le secteur des mines, phosphates et dérivés ont enregistré une modeste hausse de 2,6%.

-. Le ministre tunisien des Technologies de la communication et de l’économie numérique, Anouar Maârouf, a annoncé que 2020 sera l’année de la généralisation du système de messagerie électronique entre l’ensemble des administrations et des ministères et du changement de la méthodologie suivie pour les achats publics, en adoptant le mécanisme du "cloud computing", et en mettant en place les composantes du projet de l’intranet entre les systèmes informatiques, et ce dans le cadre de la réalisation du plan national stratégique "Tunisie Digitale 2020".

Le ministre a souligné, dans des déclarations à la presse en marge d’une conférence sur le "cloud computing", organisée vendredi dernier à Tunis, qu’"il est indispensable de suivre les évolutions technologiques et économiques mondiales, afin d’améliorer les services destinés au citoyen et mieux maîtriser les données disponibles, et ce, en veillant à la modernisation de l’administration et en instaurant un service administratif unifié et moderne".

D’après lui, l’adoption du programme national de "cloud computing" permettra à la Tunisie de lancer une expérience pilote au niveau local, pour devenir un pays pionnier dans ce domaine, à l’instar de l’initiative du "Startup Act".

Le cloud computing ou l'informatique en nuage, consiste à utiliser des serveurs informatiques distants par l'intermédiaire d'un réseau, généralement Internet, pour stocker des données ou les exploiter.

Le "cloud computing " offre, également, des services d’hébergement de qualité et conformes aux normes, permettant de rationaliser les dépenses publiques destinées à la mise en place de centres d’hébergement et de bases de données.

-. La Chambre de commerce tuniso-britannique (TBCC) et le cabinet d’intelligence économique et de conseil "Oxford Business Group" (OBG), viennent de signer un accord de partenariat relatif à l’élaboration du prochain rapport sur la Tunisie "The Report: Tunisia 2020" (Tunisie 2020).

"Ce rapport sera distribué auprès des entreprises membres de la TBCC en Tunisie, ainsi qu’auprès des différents partenaires internationaux pour promouvoir la Tunisie et les opportunités d’investissement", selon un communiqué de la TBCC.

Il fait partie, également, des séries de publications développées par OBG, lequel est considéré comme une source d’information de référence dans plusieurs pays. Dans ce cadre, la TBCC mettra à disposition toute son expertise et son réseau afin de permettre d’enrichissement de "The Report : Tunisia 2020 " à travers l’accès à l’information, l’identification des secteurs clés et émergents, mais aussi les tendances et le développement de l’activité économique en Tunisie. 

-. Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi a annoncé qu'une solution a pu être trouvée à la problématique du commerce électronique en Tunisie, à travers le recours à une passerelle de paiements électroniques internationaux (Gateway), d'ici quelques mois.

Lors de la séance plénière tenue au Palais de Bardo, il a affirmé que cette passerelle ouvre des perspectives au secteur privé et aux jeunes entrepreneurs. De même, elle permet à la BCT de surveiller les transactions et de vérifier leur transparence, surtout que la Tunisie est encore "sous la loupe" des organismes internationaux de surveillance financière.

Il a considéré que le problème de manque de ressources pour l’Etat ne peut être résolu que par la restructuration de l’économie nationale et notamment la réorientation des subventions vers les bénéficiaires réels, via un système électronique, ce qui n’était pas possible auparavant.

Il a encore, assuré que la restructuration du système de subvention permettra d’alléger le fardeau de l’Etat, de mobiliser des ressources et de sauver les entreprises publiques en difficultés financières.

Et de préciser que l’Etat ne trouve pas beaucoup de moyens pour financer le budget, étant donné l’arrêt d’activités vitales sur une longue période et notamment celles du phosphate et des hydrocarbures, qui a occasionné à l’Etat, des pertes considérables. 

Il a fait observer que le manque de visibilité sur le plan politique et le retard accusé dans la formation du gouvernement (4 mois) , ont contribué à créer un état d’attentisme sur le plan économique et entravé la sortie sur le marché international pour obtenir les financements nécessaires inscrits dans le budget.

"La Banque mondiale et le FMI attendent également, la désignation du prochain ministre des finances pour la poursuite les négociations sur les réformes à mener", a-t-il affirmé.

-. Alger, Les entreprises algériennes ont connu en 2019 "une année blanche" tout en ayant une redevance fiscale à honorer, a déclaré mercredi le président de la Confédération des Industriels et patrons algériens (CIPA), Abdelouahab Ziani.

Pour faire face à ce problème, a-t-il ajouté, il faudra en premier lieu sauvegarder les entreprises existantes et les faire bénéficier d'un "moratoire " dans le domaine fiscal afin qu’elles puissent remonter la pente et participer activement à la construction d’une économie forte et durable indépendante des hydrocarbures, a-t-il dit.

"Pour être concret, il faut un moratoire pour les entreprises qui ont un lourd investissement et qui n’arrivent pas à rembourser leurs crédits et à reprendre leurs marchés", a-t-il insisté.

Fin novembre, le président du Cluster mécanique de précision, Adel Bensaci, avait plaidé en faveur d’un moratoire pour les entreprises qui rencontrent des difficultés en matière de recouvrement de leurs créances.

"Nous sommes en pleine crise notamment de liquidités et toutes les entreprises qui ont fait des investissements lourds, que ce soit dans la sous-traitance industrielle ou dans l’agroalimentaire, sont en train de souffrir", a-t-il expliqué dans des déclarations à la presse. 





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