MAP - Publié le Vendredi 13 Mars 2020 à 11:33

Bulletin économique du Maghreb du 13/03/2020


Tunis - "La Tunisie connaîtra, au cours de la période 2020-2025, des pressions financières en raison de l'arrivée des délais de remboursement annuel de titres obligataires et des échéances de prêts du Fonds monétaire international (FMI)", selon la Banque centrale de Tunisie (BCT).


Cité par les médias tunisiens, le Gouverneur de la BCT Marouane Abasssi a indiqué que ces pressions causées par le service de la dette extérieure à moyen et long termes en Tunisie ont débuté depuis 2017.

Le taux d'endettement extérieur à moyen et long termes, pour la période 2011-2018, a connu une hausse remarquable en raison de l'accélération du rythme des retraits et de l'impact du taux de change sur le principal de la dette contre une faible croissance économique.

Ce taux, a affirmé Abassi, a régressé en 2019 pour s'établir à 66% du PIB, à la faveur des effets du change sur le principal de la dette, vu la hausse du dinar par rapport aux principales devises de l'endettement. Le principal de la dette extérieure à moyen et long termes devrait atteindre à la fin de 2020 environ 80,957 milliards de dinars (1 euro = 3,18 dinars) contre 76,974 milliards de dinars en 2019, selon Abassi.

Par ailleurs, à moyen et long termes, le service extérieur de la dette devrait s'établir à 9,501 milliards de dinars en 2020 contre 9,265 milliards de dinars en 2019, soit une hausse de 5,2%.

Le gouverneur de la BCT a fait remarquer que les principaux remboursements de l'année 2020 consistent essentiellement en le paiement du principal des deux emprunts obligataires d'un montant de 250 millions de dollars (avril) et 400 millions d'euros (juin).

-. La croissance économique en Tunisie a baissé à 1% en 2019 contre un taux de 2,7% en 2018, selon les statistiques de l’Institut National de la Statistique (INS).

Ces résultats alimentés par la régression des secteurs manufacturiers et non-manufacturiers, malgré la bonne tenue de certains secteurs stratégiques comme l’huile d’olive et le phosphate, sont de loin des perspectives du gouvernement annoncées dans le budget de l’Etat pour l’année 2019 (une croissance aux alentours de 3,1%).

Les premiers résultats concernant le quatrième trimestre de l’année 2019 révèlent une hausse du Produit Intérieur Brut (PIB) de l’ordre de 0,8% au titre du glissement annuel, par rapport à la même période de l’année 2018, alors que la croissance économique a enregistré une hausse de 0,1% par rapport au troisième trimestre de l’année 2019.

Nouakchott -. Le bureau de la fédération des orpailleurs et leurs délégués ont convenu avec les autorités administratives et sécuritaires dans le nord de la Mauritanie l’ouverture aux orpailleurs de deux nouvelles petites zones de prospection à la frontière de l’espace autorisé à Gleib N’Dour. Cette zone avait été découverte auparavant par les orpailleurs mais elle était restée inexploitée, malgré la demande formulée en son temps par les orpailleurs et rejetée après la visite d’une délégation du ministère du Pétrole, de l’énergie et des mines. Un refus justifié par l’étroitesse de la zone, l’augmentation croissante des orpailleurs, en plus d’un différend entre ces derniers sur le droit à l’exploitation, certains demandant à ce qu’elle soit réservée à ceux qui l’ont découverte, alors que d’autres veulent qu’il n’y ait pas d’exclusivité.

Ces deux zones sont situées à près de 200 à l’ouest et 400 mètres à l’est de la zone autorisée pour la prospection à Gleib N’Dour, selon des orpailleurs.

Alger -. Les participants à un forum international sur "La stratégie internationale de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", ont souligné mardi à Mostaganem la nécessité de mettre en place des mécanismes pratiques garantissant la prévention des deux crimes.

Lors du forum organisé par l'Université "Abdel Hamid Ibn Badis", les participants ont souligné l'importance de concentrer ces mécanismes dans les opérations de régulation de certains domaines qui nécessitent d'importants flux de liquidité, tels que l'immobilier, en plus des activités d'importation et d'exportation.

Dans ce contexte, le pr Mohamed Karim Nouredine a relevé l'importance du rôle de contrôle du marché parallèle dans divers domaines, à l'instar du marché des devises, dans la diminution de la circulation de la liquidité financière en faveur des transactions bancaires.

Il a également insisté sur "l'importance d'activer le rôle des notaires et des opérateurs économiques dans l'opération de déclaration des soupçons pour prévenir les crimes de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme".

Les participants ont également plaidé pour l'intensification de la coopération judiciaire et sécuritaire internationale pour faire face aux nouvelles techniques utilisées dans le domaine du financement virtuel, d'autant que "certaines institutions financières fictives sont devenues un médiateur dans le financement des groupes terroristes".





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