MAP - Publié le Mercredi 16 Septembre 2020 à 12:41

Bulletin économique du Maghreb du 16/09/2020


​Tunis - Le déficit budgétaire en Tunisie s'est aggravé davantage, à fin juillet 2020, pour dépasser les 5 milliards de dinars (1 euro = 3,22 dinars), ce qui représente une hausse de 84%, par rapport à juillet 2019 (2,7 milliards de dinars), selon les "Résultats provisoires de l'exécution du budget de l'Etat (à juillet 2020)".


Ce document de référence, publié par le ministère tunisien des Finances, sur son site web, a fait état de la baisse des ressources propres de l'Etat et des dons de 11%, à 16,4 milliards de dinars notamment en raison de la régression des recettes fiscales, contre une légère hausse des dépenses et des prêts de 1,5% à 21,3 milliards de dinars.

A noter que les ressources d'emprunt ont augmenté de 31%, passant de 7,4 milliards de dinars en juillet 2019 à 9,8 milliards de dinars en juillet 2020.

Il a fait ressortir, aussi, que le volume de la dette publique a augmenté de 7,8%, pour avoisiner les 88,5 milliards de dinars, à la fin des sept premiers mois de l'année en cours, dont 68% est constitué de la dette extérieure.

Il est à noter que 52% de cette dette extérieure est contractée dans le cadre d'accords de coopération multilatérale, 31,5% auprès du marché financier et 16,4% dans le cadre de coopérations bilatérales. 

-. Le chargé du commerce maghrébin à l'Union Tunisienne de l'Agriculture et de la Pêche (UTAP), Ibrahim Trabelsi a exhorté le gouvernement à trouver des solutions pérennes concernant le blocage d'un nombre de commerçants tunisiens exerçant dans la délégation de Ben Guerdane (gouvernorat de Médenine/Sud-Est), point de passage des camions de transport des produits agricoles vers la Libye. Trabelsi a précisé dans des déclarations à la presse, que le passage des camions, de transport des produits agricoles exportés vers la Libye a été arrêté il y a 6 jours à cause de la fermeture du point frontalier par un nombre de protestataires interdisant l'entrée des camions tunisiens en Libye, en plus de la saisie de près de 25 camions transportant des pommes, des poivrons et des raisins risquant de devenir périmés et par conséquent d'être rejetés.

Il a ajouté que les commerçants protestataires tunisiens refusent d'exploiter les passages dans l'exportation des produits agricoles et refusent leur entrée en Libye pour acheter les produits, pays considéré comme un point commercial dynamique.

Les deux parties tunisienne et libyenne sont parvenues au début du mois de septembre courant, à un compromis permettant aux producteurs tunisiens des produits agricoles, d'exporter leurs marchandises vers la Libye, après une pression exercée par les commerçants libyens et les organisations professionnelles agricoles tunisiennes.

Toutefois, ce compromis ne permet pas aux individus de se déplacer pour le commerce.

Trabelsi dit comprendre les réclamations des commerçants, portant sur les passages frontaliers, étant donné qu'ils représentent des artères commerciales dynamiques, sachant que le blocage du passage des camions risquent rendre périmées des milliers de tonnes de produits et engendrer par de là des pertes financières considérables pour les producteurs.

Cependant, le responsable a mis en garde contre l'évolution de cette situation difficile, qui risque d'ébranler les relations commerciales tuniso-libyennes, précisant que ce pays frère s'est orienté récemment vers d'autres marchés comme la Turquie pour commercialiser des produits agricoles et des fruits.

Dans le même sillage, il craint l'exacerbation de la situation intenable au cas où des solutions urgentes ne sont pas trouvées, surtout que la Tunisie a réalisé une bonne récolte de pommes située aux alentours de 157 mille tonnes et 120 mille tonnes de grenades dont la moitié serait commercialisée sur le marché libyen. 





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