MAP - Publié le Mardi 17 Mars 2020 à 11:18

Bulletin économique du Maghreb du 17/03/2020


Tunis - L'Agence tunisienne des ports et des installations de pêche (APIP) a appelé ses adhérents à se conformer à partir du 16 mars aux mesures adoptées en application des décisions de la présidence du gouvernement visant à prévenir la propagation du coronavirus.


Selon un communiqué du ministère tunisien de l’Agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, les mesures adoptées par l'agence qui seront appliquées jusqu’à nouvel ordre portent sur la fermeture totale des frontières maritimes et l’interdiction de l’entrée de toutes les embarcations étrangères (pêche, loisirs) aux ports de pêches tunisiens.

Elles concernent aussi l’obligation de se conformer à la quarantaine en rade pour toutes les embarcations quelle que soit leur nationalité à l’exception des embarcations de pêche tunisiennes, ainsi que la fermeture des portails et l’interdiction d’entrée aux ports de pêche pour toutes les personnes dont les activités ne sont pas directement, liées aux activités du port concerné.

-. La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) a appelé, lundi, le gouvernement à mettre en place des mesures exceptionnelles, immédiates et conséquentes de soutien aux entreprises et lui recommande notamment, la création d’une cellule de crise économique.

Dans un communiqué, elle a précisé que cette cellule doit impliquer tous les partenaires sociaux et veiller au suivi, à l’anticipation et à la mise en œuvre des actions à même de maîtriser l’impact du Coronavirus sur les entreprises.

Pour cette organisation patronale, "la proclamation d’une situation de force majeure devient avérée". 

Elle invite les institutions financières (banques, assurance, leasing... ), à procéder à un examen au cas par cas, par des plans de rééchelonnement des créances des PME ainsi que la révision à la baisse du taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie.

Elle recommande notamment, la prise en charge par l’Etat des charges sociales durant "ces mois de crise", le rééchelonnement des taxes fiscales exigibles au cours des prochains mois.

Elle invite en outre, les entreprises à privilégier le télétravail ainsi que les réunions virtuelles à distance et l'administration à accélérer la digitalisation de ses services afin d'éviter le contact humain.

La CONECT a annoncé, par ailleurs, la mis en place d'une cellule de crise afin de fournir à ses adhérents un maximum d'informations sur l'épidémie de Coronavirus et sur les accompagnements proposés aux entreprises.

-. Face à la propagation du coronavirus, le Conseil d’affaires Tunisia-Africa Business Council (TABC) a appelé, lundi, les autorités et les banques à prendre une batterie de mesures visant à protéger les entreprises tunisiennes et à les sauver d'une débâcle sans précédent. 

Parmi les mesures proposées figurent le rééchelonnement de la dette et des échéances de remboursement des crédits avec deux à trois mois de non-application des intérêts, l’octroi de crédits de gestion et de crédits à court terme pour soutenir les trésoreries des PME tunisiennes, la facilitation des crédits d'investissement et la réduction des délais d’octroi ainsi que la diminution du taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) de 200 points de base minimum.

Le Conseil d’affaires tuniso-africain a proposé également de soutenir le dinar tunisien pour rester à son niveau actuel face au dollar et à l’euro, de mettre en paiement sans délai les créances en souffrance des entreprises auprès des administrations et entreprises publiques, de consentir un moratoire en faveur des petites et moyennes entreprises en matière de charges fiscales et sociales, d’alléger les charges fiscales et sociales des PME qui constituent 95% du tissu économique.

TABC a recommandé, par ailleurs, de remettre en vigueur le dégrèvement fiscal pour l’investissement productif, de suspendre l’application de la TVA sur les ventes des promoteurs immobiliers, de mettre en place une ligne de crédit pour les entreprises en grande difficulté.

Toujours selon le communiqué de TABC, l'Etat peut éventuellement songer à offrir des garanties aux banques pour qu'elles puissent travailler pour sauver et financer les PME, à prendre en charge une partie des salariés en chômage technique pour préserver le maximum d’emplois et à créer un fonds de secours des entreprises en cessation de paiement ou grande difficulté.

TABC a aussi évoqué la nécessité de faciliter les procédures et les délais d’export des produits tunisiens, de lancer un grand programme de digitalisation de l’administration et de l’éducation, ainsi que le travail à distance "Télétravail", de mettre en place une "TASK FORCE" composée des meilleures compétences publiques et privées pour sortir avec un programme de sauvetage et veiller à son application. 

Alger, - Le Comité des Opérations de Politique Monétaire (COPM) de la Banque d'Algérie a décidé de réduire, à compter de dimanche dernier, le taux directeur de la Banque à 3,25% et le taux de réserve obligatoire à 8%.

Lors de sa réunion ordinaire, le COPM a "décidé de réduire le taux de réserve obligatoire de 10% à 8 % et d'abaisser de 25 points de base (0,25 %) le taux directeur de la Banque d'Algérie pour le fixer à 3,25 %, et ce à compter du 15 mars 2020", précise un communiqué de la Banque.

Selon la même source, ces décisions sont "de nature à permettre de libérer, pour le système bancaire, des marges supplémentaires de liquidités et mettre ainsi, à la disposition des banques et établissements financiers des moyens additionnels d'appuis au financement de l'économie nationale à un coût raisonnable".

Avec l'effondrement récent des cours du pétrole, la situation est "critique" pour l’économie algérienne qui dépend de la rente de l'or noir, avertit le professeur Mourad Preure, un spécialiste algérien des hydrocarbures et ancien dirigeant du groupe public pétrolier Sonatrach.

"L'Algérie est excessivement exposée aux fluctuations du marché pétrolier du fait de la faible diversification de son économie", selon l'expert, qui souligne que l'impact sera "très fort avec des recettes d'hydrocarbures déjà en deçà des besoins".

Selon toute vraisemblance, ces recettes en 2020 vont se situer dans un créneau entre 34 milliards de dollars, soit leur niveau actuel, et plus ou moins 20 milliards de dollars, selon les évolutions possibles de la crise. Dans tous les cas, la situation est critique, d’après la même source.

Nouakchott -. Le géant chinois Sinohydro est retenu pour les travaux de réhabilitation du pont vanne de la ville de Kaédi et des digues de retenues d’eau de l’ouvrage situé sur le fleuve Sénégal, Selon le site d’informations Financialafrik. Le projet dont l’achèvement des travaux est fixé pour dix mois est financé par la Banque mondiale pour un montant à hauteur de 6,87 millions de dollars. Le pont vanne de Kaédi construit durant les années 70 permet d’irriguer quelques 1 900 hectares de terres arables et constitue une source de revenus pour quelques 52 coopératives agricoles. La réhabilitation du pont vanne et des digues s’inscrit dans le cadre du projet de gestion des ressources en eau et de développement des usages multiples dans le bassin du Fleuve Sénégal .





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