MAP - Publié le Mercredi 18 Mars 2020 à 11:47

Bulletin économique du Maghreb du 18/03/2020


Tunis - Le vice-président exécutif de Huawei pour la région Afrique du nord, Philippe Wang et le secrétaire général de l'Organisation Arabe des Technologies de l'Information et des Communications (AICTO), Mohamed Ben Amor, ont exprimé, lundi, leur engagement à populariser la culture des technologies de l'information et de la communication TIC et de la rendre accessible dans toute la région arabe.


S’exprimant lors d’une entrevue, les deux parties ont également souligné l’importance de renforcer leur coopération et ce, à travers "Huawei ICT Academy" et "Huawei Seeds for the Future", deux programmes qui vont permettre au géant chinois de former près de 10.000 talents tunisiens et les certifier dans les 5 ans à venir. 

M. Wang a assuré que ces conventions vont aider à un avenir meilleur pour les TIC dans la région arabe.

"Notre objectif essentiel étant la construction d’un monde connecté pour aider les pays membres de AICTO à programmer leurs plans nationaux autour des axes économie numérique et société intelligente", a-t-il déclaré.

"Huawei est activement engagée avec ses partenaires tunisiens, en partageant avec eux son savoir-faire et en les aidant à s’internationaliser dans les pays voisins et dans le monde. 55 étudiants sont déjà partis en Chine pour bénéficier des avantages du programme "Seeds for the Future", a-t-il ajouté.

Huawei a également instauré un programme "ICT academy", dans le cadre d’un partenariat stratégique entre le géant chinois et les universités d’enseignement supérieur public et privé. L’objectif principal étant de favoriser l’intégration des jeunes talents sur le marché du travail, et ce en leur proposant des formations de haute qualité et de créer un écosystème de talents en TIC.

Pour sa part, M. Ben Amor a indiqué que la valorisation des jeunes étudiants et talents en matière de TIC en Tunisie et dans la région arabe est l’une des priorités de l’organisation. "Nous visons également la promotion de la culture numérique dans toute la région et la stimulation de la transition vers le tout numérique", a-t-il fait savoir.

D'un autre côté, Huawei et AICTO œuvrent avec les acteurs nationaux à lutter contre la propagation du Corona virus, COVID 19, par le déploiement de nouvelles technologies dans des domaines aussi variés que les transports publics, la télécommunication, l'intelligence artificielle et la formation.

-. Les recettes touristiques cumulées en Tunisie ont atteint 257 millions euros (807,6 millions de dinars MD) à la date du 10 mars courant, soit une hausse de 21,6% par rapport à la même période de l'année écoulée, révèle mardi la Banque Centrale de Tunisie (BCT). 

Selon des indicateurs monétaires et financiers, publiés par la banque, les revenus du travail cumulés ont enregistré, à leur tour, un accroissement de 10%, pour s'établir à 902,5 MD (1 euro = 3,17 dinars), par rapport à 2019, alors que les services de la dette extérieure cumulés se sont élevés à 1,18 milliard de dinars, contre 1,73 MMD en mars 2019, ce qui représente une baisse significative de près de 32%.

Pour ce qui est des avoirs nets en devises, la banque centrale a fait savoir qu'ils se sont élevés à 19,7 milliards de dinars à la date du 16 mars courant, contre 14,3 milliards de dinars à la même date de l'année précédente, soit 113 jours d'importation. 

- L'ambassadeur américain à Tunis, Donald Blome a affirmé la disposition de son pays à continuer à soutenir la Tunisie pour le parachèvement de son processus de transition démocratique et la réalisation de sa relance économique.

Au cours de son entretien, mardi, avec la Secrétaire d’Etat tunisienne aux Affaires étrangères, Salma Ennaifer, l'accent a été mis sur "les excellentes relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines militaire et économique".

La rencontre a également porté sur les principales réformes envisagées par le nouveau gouvernement et le besoin de la Tunisie du soutien de ses partenaires, au premier rang desquels les Etats-Unis, souligne la même source.

Alger -. Une détérioration sans précédent de la situation économique en Algérie a déjà conduit à une baisse de l’activité de 30 à 50% dans certaines filières, a fait savoir une récente étude réalisée par des centres de recherche et organisations patronales.

Après avoir tiré la sonnette d’alarme sur les risques liés à l’aggravation de la crise qui frappe l’ensemble de l’économie algérienne depuis des mois, le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) et le Centre des jeunes dirigeants algériens (CJD), soutenus dans leur démarche par une dizaine d’associations et d’organisations patronales, ont élaboré un plaidoyer pour exhorter les pouvoirs publics à agir en urgence et sans attendre contre les effets dévastateurs de la crise sur les entreprises, sur l’emploi et sur le tissu économique.

Ces propositions sont rassemblées dans le "Plaidoyer pour la sauvegarde de l’entreprise algérienne", qui vient d’être déposé auprès de plusieurs départements ministériels, selon un communiqué de CARE.

Appelé à être enrichi par l’apport des différents acteurs économiques, le plaidoyer suggère d’abord la mise en place de mesures urgentes. Il s’agit de la mise en place d’un moratoire fiscal et parafiscal pour les entreprises en difficulté, la révision de la loi de finances (LF) 2020 en introduisant divers aménagements en faveur de l’entreprise.

CARE et le CJD proposent aussi l’abrogation de l’instruction de la Banque d’Algérie, limitant les lignes de découverts bancaires à 15 jours de chiffre d’affaires du bénéficiaire, le rééchelonnement des crédits par les banques (avec obligation de paiement des intérêts) et l’obligation pour l’Etat et les grandes entreprises de régler les factures des PME dans un délai n’excédant pas 60 jours, voire 30 jours dans certains cas.

La faiblesse des recouvrements qui en a découlé a mis, par ailleurs, la trésorerie des entreprises dans un état catastrophique, selon CARE et le CJD, qui estiment qu’en 2019, les pertes potentielles d’emplois ont atteint 714.000 et 1.490.000, essentiellement dans le secteur privé.

L’absence de statistiques économiques officielles récentes accentue, selon les deux partenaires, le sentiment d’insécurité des opérateurs et entretient les incertitudes.

A rappeler que l’initiative "Sauvegarde de l’entreprise algérienne" a été créée par une alliance d’associations professionnelles et patronales algériennes représentant le tissu des PME/TPE à travers le territoire national, dans le but de plaider pour la sauvegarde de l’entreprise algérienne, moteur de l’économie.

Nouakchott -. L’initiative de la Banque centrale de Mauritanie «BCM Fintech Challenge» fait partie d’une stratégie prometteuse que l’institut d’émission mettra en place, tout en mobilisant les parties prenantes de l’écosystème, a déclaré Sidi Mohamed Ould Dhaker, chef de Cabinet du gouverneur de la BCM. «Autrefois, les banques centrales étaient des institutions conservatrices et réticentes vis-à-vis de l’innovation technologie. Aujourd’hui, le top management de la BCM, dans l’objectif de moderniser et de booster le secteur financier national, compte introduire les technologies de rupture les plus récentes, tout en veillant à sa stabilité et sa contribution au développement économique du pays» a-t-il souligné lors d’une rencontre à Nouakchott. Rappelons que la Banque centrale de Mauritanie est la première banque centrale à avoir décroché le prix «Transformers Award». Jusqu’ici, seules des banques commerciales internationales ont obtenu ce prestigieux prix. La BCM est également l’une des premières banques centrales de la région qui a lancé un challenge d’innovation dans le domaine de la technologie financière (FinTech).





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