MAP - Publié le Mardi 21 Janvier 2020 à 11:44

Bulletin économique du Maghreb du 21/01/2020


Tunis - L'Organisation Tunisienne pour Informer le Consommateur (OTIC) va lancer, en mars 2020, une application mobile pour faciliter la comparaison des différents services bancaires rendus en Tunisie.


Selon le président de l’organisation, Lotfi Riahi, cette application vient répondre aux besoins du consommateur en informations sur le coût des services bancaires, d'autant plus que 20 % des réclamations reçues quotidiennement par l’OTIC portent sur des dépassements dans les transactions effectuées avec les banques.

Dans des déclarations à la presse, il a relevé que la plupart des banques de la place ne respectent pas la gratuité des 14 services déterminés par la Banque Centrale de Tunisie.

Pire encore, les banques font fi du devoir d’informer le client sur les prix de leurs services alors que l'information doit être réglementée et affichée clairement, à l’intérieur des sièges et des différentes agences.

Certaines banques, a-t-il, fait remarquer, imposent des frais sur l’obtention par le client d’un extrait bancaire, alors que la BCT a institué ce service gratuitement.

L’enquête menée par OTIC en 2018 a révélé encore que 84% d'un échantillon de 2415 clients auprès des banques tunisiennes "ne sont pas satisfaits" des services rendus par ces établissements financiers.

"Des infractions commises par certaines banques de la place, relèvent même de l’escroquerie dont est victime le client" , a noté Riahi, précisant que l'enquête a fait ressortir que 74% des interviewés n’ont pas confiance dans les établissements bancaires.

Il s'agit également, de l'absence d'information sur l’augmentation des tarifs des services bancaires, bien que la loi stipule que le client doit être informé avant deux mois de l'entrée en vigueur de cette augmentation.

Riahi a déploré l’application d'un taux d’intérêt variable sur les crédits, dont les délais de remboursement s’étend sur plus de 15 ans, ce qui a été strictement, interdit par la loi en vigueur.

-. La Chambre syndicale nationale des exportateurs d’huile d’olive en Tunisie a demandé aux autorités tunisiennes et à l’Union Européenne d’augmenter le quota d'exportation de l'huile d'olive tunisienne vers l’Union, pour passer de 56 mille tonnes à 100 mille tonnes.

Selon le président de la Chambre nationale des exportateurs d’huile d’olive, Chiheb Slama, cette augmentation a été revendiquée par la chambre relevant de l'UTICA, d'autant plus que la demande d’importation européenne est estimée à 50 fois plus que le quota autorisé par l’Union.

S'exprimant lors d’une conférence de presse à Tunis, Slama a précisé que la libération du quota d’exportation de l’huile d’olive tunisienne vers l’UE a été posée comme condition par la partie tunisienne, lors des négociations de l’ accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre la Tunisie et l’UE, dont le 4ème round a eu lieu du 29 avril au 3 mai 2019.

Il a souligné toutefois que cette demande a été présentée par la partie tunisienne, mais sans succès jusqu'à présent, car l’UE est en position de force. Il a de même relevé que les quantités exportées devraient atteindre près de 250 mille tonnes pour la saison oléicole 2019-2020, appelant à identifier des solutions de gestion pour faire face à la baisse des prix de l’huile d’olive à l’international, notamment avec l’abondance de la production (350 mille tonnes).

La solution consiste à permettre à l’agriculteur de constituer un stock de l’huile d’olive, en lui accordant des primes de stockage afin de résorber l’excèdent de production, a-t-il dit.

Le secteur de l’huile d’olive compte 320 mille producteurs, 1674 huileries, 80 unités de conditionnement et 70 des exportateurs de l’huile d’olive conditionnée portant plus de 60 marques commerciales.

Environ 90% de la production tunisienne de l’huile d’olive est destinée à l’exportation vers 54 pays. Si 71% de la production en vrac est exportée vers l’UE, plus de 80% de l’huile d’olive conditionnée est exporté vers des pays qui se trouvent hors de cette zone.

Nouakchott -. Les rôles que doit jouer le patronat mauritanien pour promouvoir le secteur privé, l’appui aux investissements, l’amélioration du climat des affaires, les efforts déployés par les pouvoirs publics visant à renforcer l’action du secteur privé à travers la création d’un Conseil supérieur d’amélioration du climat des affaires et la signature de plusieurs accords de partenariat entre les secteurs public et privé ont été au centre des entretiens du président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed avec l’ambassadeur de Gambie en Mauritanie, Mamadou Diawara. Le président du patronat mauritanien a fait part, à cette occasion, du souhait de son pays d’un partenariat entre les deux pays qui permettra à la Gambie d’investir en Mauritanie dans les secteurs prometteurs de l’agriculture, de la pêche et des mines et de faciliter les procédures pour les investisseurs mauritaniens en Gambie dans les domaines de la libre circulation des personnes et des marchandises, le transfert des capitaux mauritaniens en plus de la suppression des taxes douanières sur les marchandises mauritaniennes et l’implantation d’usines mauritanienne en Gambie pour faciliter les échanges commerciaux.





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