MAP - Publié le Jeudi 24 Septembre 2020 à 12:05

Bulletin économique du Maghreb du 24/09/2020


Tunis - Seulement 10% des entreprises tunisiennes ont bénéficié des mesures prises par le gouvernement pour gérer les impacts de la crise de la pandémie de COVID-19.


D'après l'expert Abdelkader Boudrigua qui s'exprimait devant une commission parlementaire sur projet de loi sur la dynamisation de l'économie, l'intégration de l'économie parallèle et la lutte contre l'évasion fiscale, 0,4% des entreprises ont fermé leurs portes au cours des mois précédents.

Cité dans un communiqué de l'Assemblée des représentants du peuple, l'expert a ajouté que seulement les entreprises créées depuis plus de 15 ans ont pu résister à cette crise.

Il a précisé que les solutions consistent en la réorientation des politiques publiques vers la demande et non pas vers l'offre, la mise en place de mesures au profit des entreprises en crise, notamment les PMEs.

-. L'Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) a dénoncé "une situation difficile que traverse la filière de la culture du Colza, qui se trouve actuellement dans une impasse menaçant ainsi sa survie à l’arrivée de la saison de son emblavage".

L’organisation agricole a, dans un communiqué publié mercredi, impute cette situation à l’atermoiement des autorités ainsi qu’au mauvais comportement de la société "Carthage Grains" qui joue la carte de la pression par les agriculteurs, à travers les conditions qu’elle exige auprès de l’Etat en recevant sa production en huile transformée contre la conclusion d’un contrat de production avec les agriculteurs.

L’UTAP a contesté, par ailleurs, que les agriculteurs endossent l’échec au niveau de la mise en œuvre d’une stratégie claire et pérenne pour la production et la commercialisation du Colza, dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Elle considère ainsi, que l’intérêt de l’économie nationale qui a profité considérablement de l’évolution de la production locale en matière de colza au cours de ces dernières années, requiert la flexibilité des procédures administratives et une responsabilité partagée entre les sociétés privées, à l’effet de dépasser la crise au plus tôt possible.

Au cours de ces dernières décennies, la culture du colza en Tunisie a évolué pour atteindre une superficie emblavée de 5400 ha au terme de 2018. 

-. Le ministre tunisien du Tourisme, Habib Ammar a annoncé que la priorité devrait être accordée à l'application des mesures de soutien prises par le gouvernement au profit des entreprises touristiques touchées par les répercussions de la pandémie du coronavirus, à travers l'activation de la ligne de crédits allouée à ce secteur et qui vise la préservation de 400 mille emplois directs et d'un million d'emplois indirects.

Lors d'une récente réunion avec les premiers responsables des banques et les professionnels du secteur, Ammar a aussi affirmé que la question sociale est au cœur des priorités du gouvernement pour la période à venir soulignant que le maintien des emplois est une condition nécessaire pour l'octroi des crédits en question.

Le ministre a, par ailleurs, souligné l'importance d'une restructuration globale du secteur touristique avec toutes ses composantes en mettant en place une nouvelle approche basée sur la diversification du produit touristique, l'encouragement de l'investissement, le développement du tourisme intérieur et de voisinage et du tourisme alternatif. 

-. Les autorités algériennes viennent d'annoncer l'intention de "soumettre à l'approbation préalable" du conseil du gouvernement ou du conseil des ministres, "en cas de nécessité, toutes les mesures relatives à la définition " de la liste des produits interdits à l’importation par l’Algérie.

Pour Ali Bey Nasri, président de l’Association algérienne des exportateurs algériens (Anexal), cette décision signifie qu’il y a eu des "défaillances à la base" et "souvent, il n’y a pas d’intelligence dans le choix des produits".

C’est le cas aussi à l’export, a-t-il fait savoir dans des déclarations à la presse, faisant remarquer que sur la liste des produits interdits à l’export, "on retrouve le jambon, alors que l’Algérie n’est ni productrice ni consommatrice de ce produit".

M. Bey Nasri a noté que ce genre de décision (interdiction) ne se décide pas par un seul département, en l’occurrence le ministère du Commerce.

Il a signalé cependant qu’"il y a des décisions qui sont prises sans ancrage réel" et reconnu l’existence d’un "sérieux problème" de fiabilité des statistiques en déplorant que les différentes filières ne soient pas bien organisées. 





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