MAP - Publié le Mardi 27 Octobre 2020 à 11:20

Bulletin économique du Maghreb


Tunis La société norvégienne "Panoro Energy" a annoncé, lundi, le succès du forage du puits dévié Guebiba 10 "Gue-10AST" situé dans le champ pétrolier de Guebiba (Sfax/centre-est) et faisant partie des concessions opérées par la société "Thyna Petroleum Services" (TPS), coentreprise détenue conjointement avec l'Entreprise Tunisienne d'Activités Pétrolières "ETAP".


Le puits Gue-10AST a rencontré, selon un communiqué de la société, deux zones à huile commerciales distinctes, avec des résultats très encourageants.

Il s'agit du premier puits foré par TPS depuis 2015. Le puits est maintenant temporairement fermé tandis que la plate-forme de forage est démobilisée de l'emplacement du puits, qui devrait être mis en production à la mi-novembre.

"Panoro" a, par ailleurs, fait savoir que, pendant le mois d'octobre 2020, sa production a dépassé à plusieurs reprises les 5.000 barils bruts par jour, avec des niveaux de production brute moyenne à TPS de 4.850 b/j (Panoro net 29,4%), avant toute contribution à venir de Gue-10AST.

Selon John Hamilton, PDG de Panoro, l'association ETAP-Panoro a fait passé sa production de 4000 barils par jour au premier semestre à environ 5000 b/j actuellement.

De nouvelles activités de travaux sur puits sont également en cours et "nous sommes impatients de continuer à générer une croissance des actifs opérés par TPS pour le compte de l'association", a-t-il précisé.

Panoro Energy est une société norvégienne basée à Londres et cotée sur la bourse d'Oslo. Elle détient des actifs de production, d'exploration et de développement en Afrique, notamment au Gabon, au Nigeria et en Tunisie.

-. Le ministre tunisien de l'Economie, des finances et de l’appui à l’investissement, Ali Kooli a indiqué qu'une hausse d'un dollar dans le prix de baril engendre une hausse de 129 millions de dollars dans les dépenses de subvention en Tunisie.

Le ministre, qui intervenait lors d’une séance d’audition parlementaire, a relevé également qu' une hausse de 10 millimes du prix de dinars par rapport au dollar (1 dollars = 2,73 dinars), coûte à la trésorerie de l’Etat 25 millions.

L’Etat est appelé à mobiliser 1,6 milliard de dinars des financements du secteur de l’énergie et à consacrer 1,55 milliards de dinars à l’Office des céréales, sachant que les besoins de financements additionnels sont estimés à 10,36 milliards de dinars.

Il a indiqué que l’adoption du PLF complémentaire 2020 est une obligation d’autant plus que les impacts de la crise de la pandémie du COVID-19 étaient imprévisibles.

Le ministre a précisé que les répercussions de la crise de la pandémie du COVID-19 sur l’économie tunisienne ont commencé à être ressenties, à partir du 2è trimestre de l’année.

Ainsi, les recettes provenant de l’impôt sur le revenu (IR) et de la TVA ont enregistré une régression, suite à la baisse de l’activité économique, passant selon une estimation préliminaire de 36 milliards de dinars à entre 6 et 8 milliards de dinars.

Il a ajouté que l’Etat doit honorer ses engagements envers ses partenaires à l’étranger, précisant que les modifications introduites sur la loi des finances 2020 ont pour objectif de mieux préserver les entreprises de l’Etat.

Il a souligné que la Tunisie, qui a réalisé des gains en termes des subventions des hydrocarbures, a cependant enregistré un recul au niveau de plusieurs secteurs.

Selon la loi des finances complémentaire de 2020, le taux de croissance en 2020 est estimé à moins 10% avec un prix de baril de pétrole fixé à 43 dollars le baril. 

-. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)a augmenté de 20 millions de dollars à 50 millions de dollars le plafond appliqué au financement des échanges commerciaux accordé par la Banque de Tunisie (BT), afin d'aider les exportateurs et importateurs locaux à poursuivre leurs activités commerciales pendant la pandémie de coronavirus.

Selon l'institution européenne, cet apport supplémentaire s’inscrit dans le cadre du Programme d’aide aux échanges commerciaux (PAEC) de la BERD, lequel est dédié à la promotion du commerce international en provenance et à destination des économies où la BERD investit.

Elle a ajouté que le maintien de la fluidité des échanges pendant la crise actuelle est indispensable à l’économie mondiale.

En réponse à une gigantesque demande, la BERD a relevé la limite de son financement des échanges commerciaux à 3 milliards d’euros pour la seule année 2020.

D'après la même source, le renforcement du mécanisme de financement des échanges à l’intention de la Banque de Tunisie aidera à atténuer les perturbations du commerce et des chaînes d’approvisionnement dues aux conditions actuelles du marché.

La BERD travaille en collaboration avec cinq banques partenaires tunisiennes, dont le plafond de financement des échanges est au total supérieur à 100 millions de dollars.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie en 2012, la BERD a investi 945 millions d’euros, répartis entre 46 projets sur place, et accordé une assistance technique à près de 1.200 petites entreprises, dont les deux-tiers sont situés dans différentes régions du pays.

-. Le marché Boursier tunisien a entamé la semaine du mauvais pied. L’indice de référence a lâché 0,26% à 6. 645,81 points, dans un faible volume de 2,3 millions de dinars (1 euro = 3,20 dinars)", selon l’intermédiaire en Bourse, "Tunisie Valeurs".

-. Les importations des céréales en Tunisie ont augmenté de 21,21% durant les 8 premiers mois de 2020, par rapport à la même période de 2019.

Les quantités importées ont atteint, près de 2210 mille tonnes de céréales, d’une valeur de 1,49 milliard de dinars (1 euro = 3,20 dinars), selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Le volume des importations du blé dur a atteint jusqu’au mois d’août 2020, près de 644,9 mille tonnes, pour une valeur de 595,4 MD, a précisé l'observatoire sur son site web.

Pour le volume des importations de l’orge, il est de l’ordre de 613,8 mille tonnes, pour une somme de 384,9 MD.

La valeur des importations des céréales a augmenté de 45,51% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Ces importations vont assurer les besoins du pays jusqu’au mois novembre 2020, étant donné que le stock stratégique couvre les besoins du pays pour deux mois.

L’ONAGRI fait remarquer que le niveau de production des céréales influence les importations futures.

Ainsi, jusqu’au mois d’août 2020, les quantités de céréales collectées ont baissé de 575 mille tonnes, pour passer de 1,28 million de tonnes enregistrés durant les 8 mois de 2019 à 709,57 mille tonnes durant la même période de cette année. 

-. Nouakchott, Les réunions techniques de la commission mixte mauritano-européenne de pêche se sont tenues récemment par visioconférence.

La rencontre a discuté d'un certain nombre de sujets relatifs à la position européenne sur les opportunités de pêche en Mauritanie et la répartition des zones de pêche dans le pays, en plus de la préparation de la sixième session des prochaines négociations, de la définition de sa date et de son ordre du jour.

Il a été également question de la situation actuelle, s'agissant de l'exécution du protocole en cours de validité et de l'appui sectoriel pour les années 2015-2019 ainsi que les années 2019-2021.

L'ordre du jour comporte, en outre, la discussion de la programmation scientifique, les techniques de la fixation des quantités de captures, l'importance de la pêche expérimentale et le rapport annuel de la transparence dans le domaine de la pêche maritime.

La réunion a été présidée du côté mauritanien par le directeur général de l'exploitation des ressources de pêche au ministère des Pêches et de l'économie maritime, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar et du côté européen par Mme Céline Idil, chef de la division des négociations et des accords de partenariat à la direction générale maritime à l'Union Européenne.

-. Alger, L'Office interprofessionnel algérien des céréales (OAIC) a lancé récemment un appel d’offres international pour 50.000 tonnes de blé qui revoit à la baisse les exigences relatives au taux de grains punaisés accepté dans les cargaisons.

D’après les médias algériens, le niveau de tolérance inscrit dans le cahier des charges par rapport au nuisible est désormais de 0,5 % contre 0,1 % auparavant.

Cette révision à la baisse ouvre la porte du marché algérien aux fournisseurs de blé de la Mer noire comme la Russie, dont la céréale dispose d’un meilleur rapport taux de protéine/prix.

Face à cette nouvelle réglementation, certains industriels anticipent déjà une réduction des parts des opérateurs français sur le marché algérien durant cette saison.

Selon le Syndicat français du commerce extérieur des céréales (Synacomex), les exportations françaises de blé vers cette destination, devraient descendre dans la fourchette de 1,5-2,5 millions de tonnes en 2020/2021 contre 5 millions de tonnes habituellement.

D’après les prévisions du Département américain de l’agriculture (USDA), l’Algérie devrait importer 5 millions de tonnes de blé en 2020/2021.





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