MAP - Publié le Lundi 9 Novembre 2020 à 11:42

Bulletin économique du Maghreb


Tunis - Le gouvernement tunisien a annoncé la reprise samedi dernier des activités pétrolières à Tataouine (sud), après une suspension de deux mois en raison de protestations sociales.


Dans un communiqué, le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi a fait savoir "qu'une solution finale a été trouvée" avec les représentants des protestataires dans cette région.

La production des sites pétroliers à Tataouine a été bloquée par des manifestants réclamant l'application de promesses gouvernementales en 2017 d'embaucher des milliers de chômeurs et de créer un fonds d'investissement pour leur région.

Le pipeline transportant la moitié de la production pétrolière de la Tunisie du site pétrolier El Kamour, à plus de deux heures de route de Tataouine, a été bloqué à partir du 16 juillet, peu après la démission du gouvernement d'Elyès Fakhfakh.

Le nouveau gouvernement de Hichem Mechichi mène depuis des semaines un dialogue avec des représentants des responsables syndicaux et des membres de la coordination d'El Kamour organisant les protestations et le blocage de la production pétrolière dans la région.

L'accord conclu entre le gouvernement et les représentants de Tataouine porte notamment sur le recrutement d'environ 700 habitants et le financement d'un fonds d'investissement et prévoit d'accorder 1.000 crédits pour le lancement des projets dans cette région.

Sur sa page officielle, la coordination d'El Kamour précise qu'en vertu de l'accord, le gouvernement financera annuellement un fonds d'investissement d'un montant de 80 millions de dinars (environ 25 millions d'euros) et le recrutement de 1.000 personnes d'ici la fin 2020.

Le chômage à Tataouine dépasse les 30%, l'un des plus élevés dans le pays, et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a fait disparaître des milliers d'emplois supplémentaires et entravé les petits boulots transfrontaliers faisant vivre de nombreuses familles.

La production pétrolière tunisienne est modeste, avec 40.000 barils par jour en moyenne, dont environ 55% sont extraits dans la région de Tataouine.

-. La Tunisie abritera la deuxième édition du Sommet Moyen Orient-Afrique des startups et de l'innovation "Startup Gate Summit 2020" qui se tiendra les 12 et 13 novembre sous format virtuel.

Il s'agit du premier sommet virtuel international en Tunisie. "Startup Gate Summit 2020" offrira un espace de rencontre entre investisseurs, porteurs des projets, Startups, PME et experts des nouvelles technologies en Tunisie, Moyen Orient et Afrique.

Il vise à connecter l'ensemble des acteurs de l'écosystème des PME, Capital-risque, Private Equity, banques, SICAR et gouvernements afin de booster les projets basés sur l'innovation technologique.

Il s'agit aussi de l'un des plus grands événements sur les startups et les technologies émergentes au Moyen-Orient et en Afrique qui offre également aux jeunes entrepreneurs et PME une occasion d'atteindre un public mondial et de s'engager avec la communauté technologique internationale et un écosystème à partir duquel lancer et accélérer leurs idées de startup dans de nombreux domaines (Innovation, robotique, financement, FINTECH, intelligence artificielle, 5G, IoT, biotechnologies, Ville intelligente, Blockchain, commerce électronique …).

L'évènement comportera une table ronde consacrée aux PPP (Partenariat Public/Privé) avec la participation de ministres, de PDG et d'experts internationaux. Il y aura également une session intitulée "Village de l'innovation" où une centaine de startups tunisiennes et africaines bénéficieront d'un stand virtuel.

Des ateliers de formation spéciaux seront, par ailleurs, offerts avec les meilleurs experts internationaux sur les dernières tendances technologiques. 

Nouakchott, le gouvernement mauritanien a élaboré un plan stratégique pour sauver la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) et la tirer de la crise de la dette par l'augmentation de sa capacité de production, la réhabilitation, la formation et les investissements dans les ressources humaines de l'entreprise de manière à en rehausser la rentabilité.

Dans des déclarations à la presse, le responsable de la communication de la SNIM, Samba Barry, a souligné que le programme stratégique de la SNIM pour la période 2020-2026 procède d’une vision à court, moyen et long termes qui vise à s'orienter vers une gestion plus rationnelle et un développement responsable afin de renforcer le poids social et économique de l’entreprise dans le pays.

Ce programme prévoit d'augmenter la production qui sera de 18 millions de tonnes à l’horizon 2024 et 24 millions de tonnes (le double de sa production en 2019) à l’horizon 2026.

Il a affirmé qu'il existe des projets majeurs qui contribueront à l'essor de l'entreprise, notamment la mise en œuvre du plan d'action visant à augmenter la production de l'usine Guleb2 à 4 millions de matières premières concentrées, le projet de dragage en cours pour le port minéralier, la réhabilitation et la modernisation de l'usine Guelb1, en plus de la réhabilitation des infrastructures de manutention à Rweissa pour produire 2 millions de tonnes et développer le projet F’derick pour produire 3 millions de tonnes de minerai enrichi et développer une nouvelle usine à Tzargaf pour produire 6 millions de tonnes de minerai concentré.

Le projet de nouvelles installations de traitement de minerai au niveau de la mine TO14, financé aux frais de l'entreprise pour un montant de 56 millions d'euros, et avec une expertise nationale, s'inscrit dans le programme stratégique de la SNIM qui fait de l'augmentation de la capacité de production l'un de ses axes prioritaires, car il permettra d'augmenter sa production de minerai enrichi fin, à une capacité annuelle de 2 millions de tonnes.

Ces nouvelles installations permettent également de séparer l'extraction du minerai des installations de traitement en créant un espace de stockage pour les produits avant leur expédition dans les wagons, ce qui contribue à contrôler la qualité des produits.

-. Alger, Les prix à l’exportation des marchandises algériennes en monnaie locale (dinar), hydrocarbures compris, ont enregistré une baisse de 28,7%, durant le 1er semestre 2020 par rapport à la même période de 2019, tandis que les prix à l’importation affichaient une augmentation 2,1%, selon l’Office algérien des statistiques (ONS).

La baisse de l’indice des valeurs unitaires (IVU) à l’exportation des marchandises (prix à l’exportation) s’explique par les baisses de 30,4% des prix des hydrocarbures et des prix des exportations des produits hors hydrocarbures (PHH) de 1,6% durant la même période, selon les explications de l’Office.

La baisse des prix à l’exportation des marchandises, dominées par les hydrocarbures, "est intégralement expliquée par la chute des cours internationaux des hydrocarbures", a précisé la même source dans une publication sur les indices de valeurs unitaires (IVU) du commerce extérieur de marchandises au 1er semestre 2020.

Ces baisses de prix à l’exportation, particulièrement, celle des hydrocarbures (-30,4%), qualifiées par l’Office de "remarquable", associées aux baisses en volume ont eu un "impact négatif" sur les recettes globales d’exportations algériennes, qui ont reculé de 35,9% durant les six premiers mois de cette année par rapport à la même période en 2019, a relevé l’ONS. 





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