MAP - Publié le Mercredi 11 Novembre 2020 à 11:27

Bulletin économique du Maghreb


Tunis - A partir du 3 décembre prochain, un appel d'offres international sur le projet "Smart Grids" ou compteurs intelligents en Tunisie sera lancé et évalué pour le compte de la Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz (STEG) qui consacrera un milliard de dinars à sa réalisation (1 euro = 3,20 dinars).


Selon le directeur de la maîtrise de la technologie et le président du projet du réseau intelligent à la STEG, Néjib Chtourou, plus de 50 entreprises tunisiennes et étrangères vont participer à cet appel d'offres, dont le 1/3 d’origine tunisienne, pour approvisionner la STEG en compteurs intelligents.

D’après Chtourou, l’appel d’offres est composé de 6 tranches dont une partie concerne les compteurs et deux tranches spécifiques aux systèmes informatiques répartis entre le système informatique de gestion des compteurs et l’autre pour la gestion des affaires des clients.

Il a précisé dans des déclarations à la presse que le projet est de type structurant et vient suite aux études de benchmarking réalisées avec d’autres pays. Il sera réalisé en deux étapes, la première vise à consacrer 10% des compteurs intelligents à basse tension pour le gaz et d’autres de moyenne tension.

Ce "projet pilote et ambitieux" devra permettre d'arrêter le système forfaitaire pour que le citoyen puisse contrôler à tout moment et à distance le rythme de la consommation de l’électricité et du gaz, outre la maîtrise de sa facture de l’énergie. Les compteurs intelligents permettront de calculer chaque mois les factures de la consommation.

Le responsable a fait savoir que l’usage des compteurs sera généralisé en Tunisie à l’horizon 2029, à travers l’installation de près de 4 millions de compteurs.

Chtourou a, par ailleurs, indiqué que l'orientation vers les compteurs intelligents est devenue un impératif, d'autant que les compteurs classiques n'existeront plus sur le marché, précisant, à ce sujet, que 60% des compteurs en vente dans le monde, depuis 2018, sont ceux intelligents.

Il a affirmé que, grâce à ce type de compteurs, la consommation ne sera plus relevée par les agents, évitant ainsi le coût de leur déplacement, en plus de l'établissement d'une facture de consommation réelle, du gain de temps et la possibilité de mesurer à distance les paramètres des compteurs de la clientèle.

Le responsable a estimé que les études techniques réalisées ont révélé qu'il est possible d'abaisser de 50% la perte énergétique lors de l'installation des nouveaux compteurs intelligents.

Concernant la Tunisie, Chtourou a fait savoir que certaines sociétés industrielles ont entrepris la fabrication de compteurs intelligents, émettant l'espoir de voir le pays participer à des appel d'offres internationaux.

-. Une convention de partenariat a été signée entre le Conseil d'affaires tuniso-africain (TABC) et le Centre Technique de l'Agroalimentaire en Tunisie (CTAA) en vue de rapprocher les deux organisations, et d’unir les actions pour se développer en Afrique.

Selon un communiqué de la TABC, cette convention vise également à co-organiser des événements, effectuer des missions conjointes sur le continent et exporter l'expérience du CTAA en Afrique.

Le Centre Technique de l'Agroalimentaire, sera un partenaire de choix pour l'organisation de la quatrième édition FITA2021 (conférence internationale Financing Investment & Trade In Africa ) en Tunisie et dans le même sens, TABC participera activement, aux événements et forums du CTAA.

-. Le déficit de la balance commerciale énergétique en Tunisie a diminué de 34%, à 3,73 milliards de dinars (1 euro = 3,20 dinars) durant les 9 premiers mois de 2020, selon le ministère tunisien de l'Industrie, de l'Energie et des Mines.

Il est à noter que les échanges commerciaux dans le secteur de l'énergie sont tributaires de trois facteurs à savoir les quantités échangées, le taux de change $/DT et les cours du Brent.

Ainsi, le taux de change s’est amélioré, le cours du Brent a nettement baissé et le déficit quantitatif de la balance commerciale s’est amélioré de 19%, a précisé le ministère dans son rapport mensuel sur "La conjoncture énergétique".

D'après le même rapport, le bilan d'énergie primaire a fait apparaître, à fin septembre 2020, un déficit de 3.8 Mtep contre un déficit enregistré à fin septembre 2019 de 4.3 Mtep et ce, en comptabilisant la redevance.

Partant, le taux d’indépendance énergétique s’est situé à 43% à fin septembre 2020 contre 41% à fin septembre 2019.

Ce taux d'indépendance énergétique se limiterait à 39% durant les 9 premiers mois de 2020, sans comptabilisation de la redevance, contre 37% durant les 9 premiers mois de 2019.

Pour ce qui est de la demande de l’énergie, elle a régressé de 8% durant les 3 premiers trimestres de 2020, et ce, en raison du confinement total mis en place afin de limiter la propagation de la pandémie.

-. Nouakchott, L'Union Nationale du Patronat Mauritanien a organisé, lundi à Nouakchott, une rencontre de sensibilisation des entreprises et des sociétés aux projets de décollage économique.

S'exprimant à cette occasion, le président de l'Union Nationale du Patronat Mauritanien, M. Mohamed Zein El Abidine Ould Cheikh Ahmed, a indiqué que le secteur privé mauritanien a franchi un pas important avec le choix des sociétés nationales qui participent aux marchés financés sur le budget de l'Etat, précisant que ces sociétés doivent être à la hauteur des défis en réalisant correctement les marchés et dans les délais fixés.

Il a souligné qu'étant donné la durée fixée par le ministère des Finances, pour ce décollage, à savoir 30 mois, toutes les dispositions ont été prises pour que le paiement soit effectué à temps et ce, en déposant les montants dus dans des comptes prêts sur lesquels la clôture du budget n'a aucune incidence. 





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