MAP - Publié le Mercredi 1 Avril 2020 à 10:50

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines du 01/04/2020


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du mercredi 1er avril :


Sénégal-Finances

Les dépenses totales et prêts nets de l'Etat du Sénégal à l’issue du mois de janvier 2020 ont enregistré une légère hausse de 0,1% comparées à la même période de l’année 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Ces dépenses et prêts nets sont évalués à 376,1 milliards de FCFA contre 375,9 milliards de FCFA en janvier 2019, soit une augmentation de 200 millions de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar).

Selon la DPEE « ce résultat reflète les effets conjugués d’une hausse des dépenses courantes (+5,7%) et d’une contraction des dépenses d’investissement (-7,1%) ».

Côte d'Ivoire-croissance

La croissance économique en Côte d'Ivoire, estimée à 7,2% pour 2020, serait réduite de la moitié pour s'établir à 3,6%, a indiqué mardi soir le PM ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.

"Selon les données actuelles, la croissance économique estimée à 7,2% pour l'année 2020 serait réduite de moitié et s’établirait à 3,6%, dans l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie à fin juin 2020", a dit le chef du gouvernement ivoirien dans un discours télévisé.

"L’Afrique quant à elle connaitrait, sur la base des données provisoires disponibles, une réduction de sa croissance au niveau du continent de 3,2 % à 1,8 % et au niveau mondial, il est projeté une récession", a-t-il ajouté.

Par conséquent, a-t-il poursuivi, les populations sont durement frappées au plan socio-économique par cette pandémie, soulignant que le gouvernement est conscient que "notre pays vit une période particulièrement difficile. La crise est à la fois sanitaire, sociale et économique".

Côte d'Ivoire-économie-plan

Le gouvernement ivoirien a élaboré un plan économique et social d'environ 2,6 milliards d'euros (1700 miliards Fcfa) pour atténuer l'impact du Coronavirus dans le pays, a annoncé mardi soir le PM ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.

"En complément au plan de riposte sanitaire, le gouvernement a engagé des consultations avec l’ensemble du secteur privé, les différentes organisations professionnelles entre le 24 et le 30 mars 2020, ayant permis d’élaborer un plan de soutien économique, social et humanitaire évalué à 1700 milliards de Fcfa, soit environ 5% de notre PIB'", a dit le chef du gouvernement dans un discours télévisé.

Ce plan, a-t-il expliqué, permettra d’atténuer l’impact de la pandémie sur les populations et les acteurs économiques des secteurs formels et informels et permettra également de préparer une reprise rapide des activités à la fin de la pandémie.

Nigeria-Crédits

Le Nigeria va mettre en place un moratoire de trois mois sur les remboursements de microcrédits, a annoncé le chef de l'Etat Muhammadu Buhari. D'après le chef d’Etat, la mesure concerne les bénéficiaires des microcrédits accordés dans le cadre des programmes TraderMoni, MarketMoni et FarmerMoni, qui consistent à accorder des prêts à de petits commerçants et artisans nigérians.

"J'ai également ordonné qu'un moratoire similaire soit accordé à tous les prêts financés par le gouvernement fédéral et accordés par la Banque de l'industrie, la Banque de l'agriculture et la Banque d'import-export du Nigeria", a indiqué le président Buhari, cité par la presse locale.

Ghana-Croissance

Le PIB du Ghana devrait chuter de 4,2% en 2020, en raison de l'impact de l'épidémie du coronavirus (Covid-19), a averti le ministre des Finances, Ken Ofori-Atta.

"Le Ghana commence à connaître un ralentissement dans les différents secteurs de l'économie à la suite de la pandémie de Coronavirus, ce qui affectera la croissance économique", a expliqué M. Ofori-Atta, lundi au parlement.

Selon les estimations, le taux de croissance du PIB réel prévu pour 2020 pourrait passer de 6,8% à 2,6%, a souligné le ministre, dans une présentation sur l’impact de Coronavirus sur l’économie ghanéenne.

Kenya-Economie

L'Autorité des communications du Kenya a ordonné aux fournisseurs de télévision payante d'autoriser l'accès à la diffusion en clair sur leurs décodeurs, en vue de permettre en ce temps de confinement un meilleur accès aux chaînes locales gratuites.

La plupart des Kényans comptent sur les chaînes locales pour les nouvelles ainsi que pour le divertissement des émissions locales.

Pendant la crise actuelle du coronavirus, un bon nombre de chaînes de télévision locales ont inclus des programmes éducatifs pour les enfants qui sont actuellement obligés de rester à la maison.

Rwanda-Banques

Le groupe I&M Bank Rwanda a ouvert une part de son capital à AfricInvest Financial Inclusion Vehicle (FIVE), un fonds d'investissement lancé en 2017, a annoncé la banque commerciale.

« Nous sommes ravis de nous associer à AfricInvest en ce moment charnière, car la Banque cherche à étendre davantage son empreinte dans le pays (Rwanda) et à renforcer sa position de fournisseur de services financiers de premier plan », a fait savoir Robin Bairstow, directeur général d’I&M Bank Rwanda.

Les détails financiers de la transaction n’ont pas été divulgués. Les parts acquises par FIVE ont été rachetées auprès d’actionnaires de la banque inscrite à la cote du Rwanda Stock Exchange.

RD Congo-Budget

La RD Congo a arrêté des mesures de politique budgétaire en vue d’un ajustement budgétaire en rapport avec la crise causée par la pandémie de COVID-19.

Le gouvernement a ainsi décidé d’améliorer l’allocation des ressources par la reconnaissance des dépenses contraignantes et prioritaires afin de renforcer l’efficacité de la dépense en cette période de crise.

Il a également résolu de solliciter des appuis budgétaires et à la balance des paiements auprès des institutions financières internationales, et envisagé la création d’un Fonds de soutien des mesures de riposte à la crise.

Gabon-coronavirus-activités économiques

L'organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a demandé, mardi à Port-Gentil, située à 144 KM au sud-ouest du Gabon, au gouvernement de privilégier la poursuite des activités productives malgré le coronavirus pour éviter la fragilisation de l’Etat et le chaos généralisé, rapporte le site d’information économique "Directinfogabon".

"Entre deux maux, il faut choisir le moindre. Et le moindre c’est celui de continuer à travailler malgré le coronavirus ; car choisir d’arrêter des activités productives, c’est opter pour le chaos social », a indiqué Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général de l’ONEP, invitant le gouvernement à ne pas céder "à la pression des multinationales visant la cessation des activités, avec pour conséquence la fragilisation de l’Etat et le chaos généralisé". 





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