MAP - Publié le Samedi 21 Mars 2020 à 12:00

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines du 21/03/2020


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du samedi 21 mars:


Gabon-pétrole-investissements-coronavirus

En raison de la propagation du Coronavirus, BW Energy a emboîté le pas, le 18 mars 2019 à Panoro Energy ASA, en annonçant une baisse conséquente de ses investissements au Gabon de l'ordre de 50 %, sur les 250 millions de dollars US prévus (150 milliards de francs) pour le développement de la licence d’exploitation du gisement de Dussafu Marin, au large des côtes sud du Gabon, rapporte le site d’information gabonais +directinfos+.

Ce revirement pourrait saper l’équilibre et la croissance économique que le Gabon a acquis progressivement, après la crise de 2015 qui a sévèrement secoué le Gabon, estime le site.

Au Rwanda, l'exécutif envisage de lancer d’ici octobre prochain, un programme de remplacement de 3,3 millions de caféiers âgés, selon Issa Nkurunziza, en charge de la section des produits de base traditionnels au Conseil national de développement des exportations agricoles (NAEB).

Le responsable a déclaré à la presse que le processus devrait aboutir d’ici 2024, au remplacement de l’intégralité du verger vieillissant qui compte pour 30 % du total de caféiers du pays (100 millions de caféiers). 

Cette opération devrait permettre à l’exécutif d’accroître le rendement des plantations afin d’améliorer le volume de fèves exporté. 

Le Rwanda a exporté en 2018/2019 plus de 21.000 tonnes de café pour des recettes de 68 millions de dollars US. Pour la saison 2019/2020, il prévoit d’expédier 26.000 tonnes de fèves et d’engranger 80 millions USD.

L'Ouganda a révisé à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l’année en cours, en raison de la pandémie du nouveau coronavirus qui affecte de nombreux pays de par le monde.

Ce pays d'Afrique de l'Est table désormais sur une croissance comprise entre 5,2% et 5,7% contre une prévision initiale de 6%, selon le ministère des Finances, qui estime que les mesures de suspension de transport et de restriction de la circulation des personnes dans le monde devraient affecter le tourisme, le commerce et l'industrie, les banques, les transferts de fonds et les flux d'investissements directs étrangers dans le pays.

"Les restrictions de voyage au niveau mondial affecteront également le flux des importations dans le pays, ce qui entraînera une perturbation de l'approvisionnement en intrants pour le secteur industriel", a indiqué le ministre ougandais des Finances, Matia Kasaija

Après avoir arrêté des mesures drastiques contre le coronavirus, qui risqueraient de paralyser certains secteurs d'activités économiques, le gouvernement congolais est dans l’obligation d’envisager des mesures économiques de compensation susceptibles de maintenir ces activités . 

Ainsi, le gouvernement devrait suspendre certaines taxes ou redevances ou les reporter de quelques mois selon la durée de la crise. Il pourrait aussi doter les PME des moyens de protection contre le coronavirus sur leur lieux de travail et les réseaux de distribution, suspendre les missions de contrôle et redressement en cours, ou subventionner les entreprises qui pourraient se lancer dans la surproduction des produits de première nécessité en cas de rupture de stock sur le marché national.

Ghana-Croissance

Un rapport de Fitch a estimé que le taux de croissance réel du Ghana diminuera de 0,3% à 6,2% en 2020, contre 6,5% auparavant.

Dans son analyse de l'impact du coronavirus sur les économies subsahariennes, Fitch a indiqué que la forte baisse des prix mondiaux du pétrole résultant de l'échec de l'OPEP+ à parvenir à un accord sur des réductions supplémentaires de la production nuira à la croissance et aux recettes d'exportation des principaux producteurs de pétrole de la région.

Nigeria-Privatisation

Le gouvernement fédéral du Nigeria prévoit de privatiser 19 entreprises à capitaux publics du pays au cours de cette année 2020, selon une information donnée par S&P Capital IQ qui cite le Bureau of Public Enterprise, l'administration en charge de superviser les entités parapubliques du pays.

L'opération permettrait à l'Etat de mobiliser jusqu'à 266,7 milliards de nairas (724,3 millions $) de revenus nets.

Sur la liste des sociétés à privatiser, on retrouve la Bank of Agriculture et la Nigeria Reinsurance Company. L'ouverture au secteur privé du capital de ces deux structures est annoncée depuis 2019 pour la Banque de financement de l'agriculture et 2018 pour l'entreprise de réassurance. 





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