MAP - Publié le Lundi 24 Février 2020 à 12:06

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines du 24/02/2020


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du lundi 24 février :


Sénégal-Industrie

Le secteur secondaire au Sénégal s'est conforté de 8,3%, en variation mensuelle au terme du mois de décembre 2019 par rapport au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Selon cette structure, l'orientation observée est, essentiellement, attribuable aux performances notées dans la fabrication de produits agroalimentaires (+11,3%), la construction (+18,3%), la fabrication de matériels de transport et les activités extractives (+18,6%).

Gabon-bourse

La Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC) a procédé, vendredi à Douala, à la cotation officielle de deux (2) opérations de marché dont l’emprunt obligataire émis par le Gabon en 2019 dénommé "EOG 6,25% NET 2019-2024".

"La mise à la cote de cet emprunt obligataire constitue une étape majeure aussi bien pour la gestion du portefeuille de chaque souscripteur que pour de prochaines opérations financières. En effet, la BVMAC dans sa nouvelle configuration, constitue le moyen optimal pour chaque détenteur de nos titres de pouvoir dénouer sa position à tout moment et aux meilleures conditions possibles", a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances lors d’une cérémonie tenue à cet effet.

Il s’agit de la toute première cotation officielle de la BVMAC depuis son installation à Douala.

Côte d'Ivoire-eurobond

La Côte d'Ivoire envisage de lever 230 milliards Fcfa , soit près de 350 millions d'euros, sur le marché des Eurobonds, a annoncé, jeudi à Abidjan, le Premier ministre ivoirien, chargé du Budget et du portefeuille de l'Etat, Amadou Gon Coulibaly.

L'Etat ivoirien devrait lever, pour l’exercice 2020, un volume de "1.492 milliards Fcfa" sur le marché régional et international dont 230 milliards Fcfa pour les Eurobonds, a indiqué M. Gon Coulibaly lors d’une conférence de presse.

En plus du marché régional des discussions sont en cours avec les banques pour accompagner l’Etat dans cette mobilisation de ressources, a fait savoir le PM ivoirien Amadou Gon Coulibaly, laissant entendre que le gouvernement est en train de voir "la meilleure période".

Côte d'Ivoire-industrie-révolution

La Banque africaine de développement (BAD) a organisé, mercredi et jeudi, un atelier traitant des immenses possibilités offertes par les technologies émergentes de la quatrième révolution industrielle (4IR) pour faire face aux défis auxquels sont confrontés les Africains.

L’atelier sur l’économie numérique et la quatrième révolution industrielle en Afrique a été initié par le Département du développement industriel et commercial et le Service informatique de la Banque.

Cet atelier fait suite à la récente publication du rapport « Libérer le potentiel de la quatrième révolution industrielle en Afrique » par le Département du développement industriel et commercial de la Banque africaine de développement. Ce rapport examine les aspects relatifs à cette quatrième révolution industrielle et fait l’analyse de cas sur ces technologies particulières en Afrique (intelligence artificielle, blockchain, big data, internet des objets, drones…).

Rwanda-Infrastructures

Les travaux de construction de la nouvelle centrale hydroélectrique Nyabarongo II, qui aura une capacité de 43,5 MW pour un coût estimé à 214 millions de dollars, seront achevés d'ici cinq ans, rapporte la presse rwandaise.

La construction de l’infrastructure inclura la mise en place d’une sous-station et d’une ligne de transmission de 110 KV qui s’étendra sur 19,2 km et reliera l’infrastructure à la sous-station de Rulindo.

« La centrale hydroélectrique de Nyabarongo fait partie des projets de centrales électriques, dont la capacité combinée permettra de faire passer la capacité nationale des 224 MW actuels à 513,5 MW », a affirmé Uzziel Ndagijimana, le ministre des Finances.

Kenya-marché du crédit

Suite au tollé du public sur le marché non réglementé des prêts numériques, l'Autorité de la concurrence du Kenya (CAK) a commandé une étude sectorielle sur les marchés du crédit au Kenya.

"L'objectif principal de l'étude est d'identifier et de résoudre les problèmes potentiels de protection des consommateurs sur les marchés du crédit numérique réglementés et non réglementés", a déclaré l'autorité dans un communiqué.

En 2019, le gouvernement et la Fondation Bill et Melinda Gates ont révélé, dans une étude, que des dizaines d'applications de prêt mobile fonctionnent sans pratiquement aucun contrôle réglementaire.

RDC-fiscalité

En RD Congo, le maire de la ville de Matadi, Pathy Nzuzi wa Makengedi, a réuni les responsables des ports de la Société Commerciale des Transports et de Ports (SCTP), de Matadi Gateway Terminal (MGT) ainsi que les agences maritimes, les banquiers et les déclarants en douanes de sa juridiction pour l'instauration prochaine d'une taxe visant le développement de la ville de Matadi.

Pathy Nzuzi wa Makengedi a expliqué que la valeur de cette taxe, qui sera prélevée à partir du mois de mars prochain, va de 10 à 15 dollars selon la taille du conteneur à dédouaner. "Il s’agit d’une nouvelle taxe à laquelle les opérateurs économiques seront soumis lors des opérations de dédouanement de leurs marchandises », a-t-il expliqué.

Ghana-Automobile

La première phase de l'assemblage local des voitures par le géant mondial de l'automobile, Volkswagen, débutera à Accra entre mars et avril 2020, a affirmé l'ambassadeur d'Allemagne au Ghana, Christoph Retzlaff.

La société de fabrication automobile a signé en 2018 un protocole d'accord avec le gouvernement du Ghana pour commencer le processus d'établissement d'une usine d'assemblage dans le pays pour desservir le marché sous-régional ouest-africain.

L'usine d'assemblage devrait produire environ 5 000 unités de véhicules chaque année et prévoit d'augmenter sa production en fonction de la demande du marché.

Nigeria-Communications

La Commission des communications du Nigeria (NCC) et La Poste nigériane (Nipost) ont exprimé leur disposition à signer un mémorandum d'entente sur un centre de traitement électronique des services électroniques, du commerce électronique, de la gouvernance électronique et de l'agriculture électronique.

Selon le régulateur télécoms Ismail Adewuyi, cette volonté de Nipost de collaborer avec la NCC répond à son désir de veiller à l'obligation de service universel.

"Au Nigeria, nous sommes encore largement sous-bancarisés, en particulier dans les communautés rurales où nous avons des bureaux de poste. Nous voulons sortir beaucoup de personnes de la pauvreté. Nous voulons réduire la capacité excédentaire dont nous disposons et desservir l'ensemble de la population du pays", a affirmé le directeur général de Nipost. 





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