MAP - Publié le Jeudi 14 Novembre 2019 à 11:49

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du jeudi 14 novembre :


Sénégal-Economie-Agriculture

La deuxième phase du Programme sénégalais d'appui au développement agricole et à l’entrepreneuriat rural (PADAER 2) a été lancée, mercredi à Tambacounda (est), pour un financement de 48,5 milliards de francs CFA, soit près de 74 millions euros, en vue de l’augmentation de la production agricole et d’élevage.

Le PADAER 2 va intervenir dans les régions de Kédougou (sud-est), Kolda (sud), Matam (nord) et Tambacounda (est), pendant six ans, selon ses responsables cités par l’agence de presse sénégalaise APS. 

Ils affirment que 37.00 exploitations agricoles familiales et 44.500 ménages vont en bénéficier.

Niger-douanes 

La fermeture en août par le Nigeria de ses frontières avec ses voisins a fait baisser les recettes douanières d'une quarantaine de milliards de francs CFA (60 millions d'euros), a annoncé mercredi le gouvernement nigérien.

"On estime à une quarantaine de milliards de francs CFA la baisse des recettes due à la fermeture des frontières du Nigeria", a noté Mamadou Diop, le ministre nigérien des Finances, lors d'une rencontre mardi à Niamey avec une délégation du Fonds monétaire international (FMI).

Le ministre Diop a annoncé que le Niger avait obtenu auprès de ses partenaires des ressources budgétaires supplémentaires, dont une partie viendra compenser la baisse des recettes engendrée par la fermeture de la frontière nigériane.

Gabon-Télécoms

La migration vers la numérotation à 9 chiffres, repoussée à deux reprises au Gabon, aura lieu le 15 novembre, selon l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

"Le Plan National de Numérotation au Gabon passe de 8 à 9 chiffres à compter du vendredi 15 novembre 2019 à 24 heures locales (23 GMT) soit dans la nuit de vendredi 15 à samedi 16 novembre 2019", précise l'ARCEP.

Cette opération vise à anticiper sur une éventuelle saturation du plan de numérotation national actuel et à mettre le pays en conformité avec la réglementation internationale édictée par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

RDC-fiscalité-sport

Pour maximiser les recettes publiques, le gouvernement congolais a décidé de prendre de nouvelles mesures. En dehors des secteurs miniers et des hydrocarbures, il a décidé de prélever une quotité de 20% sur le prix remporté par les sélections sportives nationales, 5% pour les clubs représentatifs.

"Le Ministère des Sports et Loisir est parmi les ministères qui consomment le budget de l’Etat en dépassement chaque année. Cependant, il est toujours difficile de mobiliser les recettes de ce secteur. L’Etat congolais dépense beaucoup pour les sélections sportives nationales et d’autres athlètes, mais ne gagne absolument rien", dénonce un agent de la Direction Générale Recettes Administratives et Domaniales (DGRAD), chargé d’encadrer les recettes du secteur. 

Depuis 2015, le ministère des Sports et Loisirs n’arrive pas à canaliser les recettes des rencontres sportives dans les différents stades officiels du pays. Plusieurs personnalités font toujours abstraction à la traçabilité de ces recettes.

"Chaque fois que notre pays remporte la coupe, que ça soit au niveau de la sélection nationale, des clubs ou des athlètes, le trésor public n’encaisse rien. Avec le nouveau gouvernement, nous pensons maintenant faire mieux", souligne un responsable au ministère des sports.

Ghana-Finance

La suspension par la Securities Exchange Commission (SEC), le régulateur des marchés financiers au Ghana, de 53 gestionnaires de fonds, a mis en difficulté près de 70.000 investisseurs individuels et institutionnels qui y possèdent un montant global de 8 milliards de cedis ghanéens, soit environ 1,4 milliard de dollars.

Selon les analyses, le gros de ces fonds a été injecté sur des investissements pas du tout rentables, rapporte la presse locale.

Pour le moment, la couverture et les garanties apportées par le gouvernement couvrent des risques de faillite à hauteur de 1 milliard de cedis. 

Nigeria-autoroute

Le gouvernement fédéral du Nigeria va continuer à s'investir de manière durable dans la reconstruction de l'autoroute transsaharienne reliant Lagos à Alger.

Le président Muhammadu Buhari l’a fait savoir, récemment à Abuja, au cours de la 70e session du Comité de liaison routière transsaharien, qui comprend six pays à savoir l'Algérie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Nigeria.

Le Pays modernise actuellement le tronçon de la route transsaharienne à l'intérieur de ses frontières. Un financement spécial a été engagé pour les travaux de reconstruction des segments Lagos-Ibadan (131 km) et Kaduna-Kano (301 km).

Kenya-économie

Le Kenya aura besoin de 15 à 18 milliards $ d'investissements pour atteindre l’accès universel à l’énergie d’ici à 2022, selon Power for All, une coalition réunissant 200 organisations publiques et privées engagées pour l’accès universel à l’énergie.

«Avec près de 15 milliards $ d’investissements dans un ensemble de projets impliquant des centrales, dont certaines géothermiques, des installations hors réseaux, des infrastructures de transmission et de distribution et l’efficacité énergétique, le Kenya pourrait atteindre l’accès universel à l’énergie d’ici 2022. Actuellement, la croissance de la demande énergétique dans la région est de 5,3 % », ont affirmé Rebekah Shirley, directrice des recherches et Monkgogi Otlhogile, le gestionnaire des données chez Power for All.

L’atteinte de l’objectif dépendra également d’autres facteurs tels que la disponibilité du financement, la croissance démographique, les technologies disponibles, la demande énergétique ou encore les politiques et réglementations en vigueur.

Les estimations de la coalition se basent sur un scénario dans lequel 12,6 % des populations ont accès à l’électricité grâce aux technologies off-grid. 


Tags : économie



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