MAP - Publié le Lundi 9 Novembre 2020 à 11:42

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines


Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du lundi 09 novembre :


La holding d'investissement TLG Capital est devenue le premier actionnaire d’Opportunity Bank Uganda Limited (OBUL) suite à l’acquisition de 49 % de la banque commerciale ougandaise.

La holding, qui cible des opportunités d’investissement en Afrique subsaharienne, a déboursé environ 9 millions d’euros, équivalant à 10,6 millions de dollars pour ce rachat, selon la presse ougandaise qui précise que la transaction a été réalisée via son véhicule d’investissement dédié au financement de PME, Credit Opportunities Fund (COF).

Principal actionnaire avec 49 % de parts, TLG Capital va diriger la banque ougandaise aux côtés de trois autres actionnaires, Opportunity International Group, Faulu Ouganda et Food for the Hungry qui détiennent respectivement 43, 7 et 1 % de parts dans le capital de la banque.

La Kenya Revenue Authority (KRA) pourrait être obligée de repenser sa stratégie de collecte des impôts après que les riches Kényans aient pris des mesures pour lui refuser 200 milliards de Ksh en impôts non perçus.

L'autorité avait précédemment dévoilé un plan visant à lever le voile sur les visages d'obscurs milliardaires du pays après avoir obtenu l'accès à leurs prétendus investissements secrets. Depuis, la KRA a connu une forte augmentation du nombre de contribuables contestant les avis déposés auprès du Tribunal d'appel fiscal (TAT), empêchant la répression de l'administration.

Les pétitions ont bloqué les mesures d'exécution de l'autorité telles que le gel des avoirs, la désactivation des numéros d'identification personnels (NIP) et les interdictions de voyager, ce qui est crucial pour le recouvrement des impôts impayés.

Les activités de recherche et d'évaluation de nouvelles exploitations pétrolières et gazières pour les cinq prochaines années en Angola peuvent confirmer l’existence de réserves estimées à 57 milliards de barils de pétrole, selon un décret présidentiel publié au Journal officiel. 

Ces activités de recherche peuvent également révéler l’existence de 27 trillions de pieds cubes de gaz, précise la même source, faisant état de l’adoption de la stratégie d’exploitation des hydrocarbures de l’Angola pour la période 2020-2025.

En 2018, la production d'or noir n'a pas dépassé 1,5 million de barils par jour, son plus bas niveau en plus de dix ans, conséquence de prix faibles et du gel de nouveaux projets. Mais le pays semble décidé à renverser la vapeur en engageant des réformes pour doper ce secteur vital à son économie.

Au Botswana, l’inflation globale est passée de 1% en août à 1,8% en septembre dernier, selon des données officielles communiquées par la Banque centrale et le Bureau national des statistiques.

C’est la deuxième fois consécutive que l’inflation augmente après la constance observée entre juin et juillet 2020 (0,9%).

Selon la Banque centrale, le taux d’inflation observé en septembre est inférieur à la limite de la fourchette d’objectifs fixés à moyen terme (entre 3 et 6%) et est également «nettement inférieur» aux 3% observés en septembre 2019.

«L’augmentation significative de l’inflation entre août et septembre 2020 reflète principalement l’ajustement à la hausse des tarifs des transports publics, qui aurait augmenté l’inflation d’environ 0,64 point de pourcentage», explique-t-on.

Madagascar prévoit un déficit budgétaire de 6,7% du Produit intérieur brut (PIB) en 2020, indique la Banque Centrale dans une note de conjoncture économique.

Cette année, l’État s’attend à un déficit budgétaire de 6,7% du PIB qui s’accompagnera d’un taux de pression fiscale faible de 9,5% à la fin de l’année, contre 10,4% en 2019, précise la Banque.

Elle explique que la croissance de la production s’est estompée à la suite de la crise sanitaire, ce qui s’est manifesté par la baisse de la demande du fait de la réduction du pouvoir d’achat global à cause des pertes d’emplois, du ralentissement de la production et de la perturbation des chaînes d’approvisionnement.

Le solde global de la balance des paiements a également enregistré un déficit de 0,6% du PIB sur les trois premiers trimestres de cette année, souligne la même source.

Conforté par des facteurs de protection jugés " bons " couplés à une qualité de crédit " élevée " qui lui permettra d'honorer en temps opportun ses dettes vis-à-vis de ses créanciers, le port autonome de San Pedro, le deuxième de la Côte d'Ivoire, situé dans le sud-ouest du pays, a vu sa note de long terme " A " confirmée par Bloomfield Investment.

Cette notation financière, valable de juin 2020 à mai 2021, est associée à une perspective stable, malgré le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19 qui a entraîné le ralentissement du trafic maritime.

Pour justifier cette note, Bloomfield Investment relève le niveau record de trafic de marchandises en 2019, la croissance du chiffre d'affaires sur la période et l'amélioration de la trésorerie nette, comme étant les facteurs clés de performances qui ont motivé l'évaluation.

Le Niger a besoin d'un financement de 650 milliards FCFA, soit 29% du budget, pour doubler l'accès à l'électricité dans le pays d'ici 2025.

C'est Amadou Aïssata, la ministre nigérienne en charge de l'Energie, qui l'a signifié le 4 novembre dernier à l'occasion de la première table ronde sur l'accélération de l'accès à l'électricité dans le pays.

Avec un taux national d'électricité de près de 17% selon la Banque mondiale, le Niger est classé parmi les pays ayant un taux d'électricité le plus faible au monde. Niamey envisage porter ce taux à 65% d'ici 2030 et prévoit une couverture universelle à l'horizon 2035.

L'UE et l’Allemagne viennent d’octroyer au Cameroun une enveloppe de 12 milliards FCFA (plus de 18 millions d'euros) pour soutenir l’ABC-PADER, une initiative destinée à accompagner les acteurs privés de l’agriculture et de l’élevage, rapporte l’agence +écofin+. 

Le programme qui couvre les trois régions du nord du Cameroun, vise l’amélioration des performances économiques des acteurs privés de l'agriculture et de l'élevage, en prenant en compte des systèmes de production adaptés au changement climatique. 

Il vise aussi à renforcer les capacités des acteurs clés de cette filière, notamment dans les aspects liés à la gestion du territoire et des ressources naturelles, de sorte à espérer un effet de levier dans le bassin cotonnier du Cameroun. 





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