AFP - Publié le Samedi 7 Septembre 2019 à 23:28

Les chefs d'Etat africains contraints de céder le pouvoir depuis 2010


Paris - L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe, dont la mort a été annoncée vendredi, faisait partie d'une série de chefs d'Etat africains contraints de quitter le pouvoir ces dernières années.


NIGER - Mamadou Tandja est renversé le 18 février par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l'issue de ses deux quinquennats légaux.

TUNISIE - Après 23 ans de règne sans partage, Zine El Abidine Ben Ali s'enfuit en Arabie saoudite le 14 janvier, chassé par une révolte populaire.

EGYPTE - Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, remet ses pouvoirs à l'armée le 11 février, au 18e jour d'une révolte qui a mobilisé des centaines de milliers de manifestants (850 tués).

COTE D'IVOIRE - Le 11 avril, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis une élection controversée en 2000, est arrêté après plus de quatre mois de crise (3.000 morts), suite à son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle face à Alassane Ouattara.

LIBYE - Mouammar Kadhafi, qui a gouverné d'une main de fer pendant presque 42 ans, est tué le 20 octobre près de Syrte, après un mouvement de contestation qui s'est transformé en conflit armé.

MALI - Des militaires renversent le régime d'Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars, l'accusant d'"incompétence" dans la lutte contre des groupes islamistes et la rébellion touareg dans le nord.

GUINEE-BISSAU - Un coup d'Etat militaire interrompt le processus électoral le 12 avril, à deux semaines du second tour de la présidentielle. Le lendemain, les putschistes annoncent avoir déposé le président Raimundo Pereira et l'ex-Premier ministre.

CENTRAFRIQUE - Dix ans après avoir pris le pouvoir par la force, François Bozizé est renversé le 24 mars par la rébellion Séléka, à dominante musulmane, déclenchant un cycle de violences et représailles avec des milices principalement chrétiennes.

EGYPTE: Après des manifestations monstres réclamant le départ de Mohamed Morsi, élu en juin 2012, l'armée le destitue et l'arrête le 3 juillet.

BURKINA FASO - Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987, Blaise Compaoré annonce sa démission après 27 ans de règne le 31 octobre, au lendemain d'une journée d'émeutes et de manifestations contre un projet de révision constitutionnelle qui lui aurait permis de rester au pouvoir.

Moins d'un an plus tard, le président par intérim Michel Kafando sera renversé mais rétabli dans ses fonctions une semaine plus tard.

GAMBIE - Porté au pouvoir par un coup d'Etat militaire en 1994, Yahya Jammeh est battu à la présidentielle mais refuse le résultat. Après six semaines de crise, il part sous la pression militaire et diplomatique des Etats voisins, s'exilant en Guinée équatoriale.

ZIMBABWE - Lâché par ses soutiens et l'armée après 37 ans de règne, Robert Mugabe 93 ans, présente le 21 novembre sa démission alors que l'Assemblée nationale commençait à débattre de sa destitution. Son ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, limogé deux semaines plus tôt, lui succède.

 

AFRIQUE DU SUD - Jacob Zuma, premier président zoulou d'Afrique du Sud au pouvoir depuis mai 2009, démissionne le 14 février sous la menace d'un vote de destitution et la pression de son parti, l'ANC, pressé de tourner la page des scandales de corruption dans lesquels il est cité. Son vice-président Cyril Ramaphosa lui succède.

 

ALGERIE - Au pouvoir depuis 20 ans, très affaibli depuis un AVC en 2013, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, démissionne le 2 avril après un mois d'une contestation inédite. D'abord candidat à un 5e mandat, il s'engage à ne pas le terminer en cas de victoire, puis renonce à se présenter et reporte sine die la présidentielle. L'armée demande fin mars qu'il soit déclaré inapte à exercer le pouvoir, puis exige sa démission. Abdelkader Bensalah, président de la chambre haute du Parlement, devient président par intérim.

La date de la présidentielle doit être annoncée le 15 septembre, a réclamé au début du mois le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, actuel homme fort du pays.

SOUDAN - Au pouvoir depuis 30 ans, Omar el-Béchir est destitué par l'armée le 11 avril après quatre mois d'un mouvement de contestation populaire inédit et placé en détention. Un Conseil militaire de transition dirigé par l'armée est mis en place. Les manifestations se poursuivent, réclamant un pouvoir civil.

Après une crise politique de plus de huit mois, le premier gouvernement devant mener une transition vers un pouvoir civil a été nommé jeudi.






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