MAP - Publié le Samedi 1 Février 2020 à 11:51

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine du 01/02/2020


Dakar – La situation sécuritaire dans le Sahel, les efforts déployés en vue de stopper la propagation du coronavirus et la réunion à Washington des ministres des Affaires étrangères de l'Ethiopie, du Soudan et de l'Egypte consacrée à la question du grand barrage éthiopien la Renaissance, sont les principaux sujets qui focalisent l'attention de la presse africaine parue samedi.


Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit que les mauvaises nouvelles tombent en cascade, ces derniers temps, et l'hydre du terrorisme semble avoir jeté son dévolu sur le Sahel, région particulièrement fragile avec des Etats aux superficies énormes (Mali, Niger) et de faibles densités de population.

Dans un article d’opinion intitulé « Terrorisme dans le Sahel : notre devoir de vigilance ! », le journal note que la région sahélo-saharienne est devenue un sujet légitime de préoccupation pour tous les pays d’Afrique subsaharienne et l’ensemble de la communauté internationale.

Des centaines de victimes militaires et civiles au Burkina Faso et au Niger après le Mali, c’est dire que ces trois pays sont déjà en pleine crise sécuritaire qui menace, de toute évidence, la Mauritanie voisine à l’ouest et le Tchad à l’Est, fait observer la publication.

Loin de ce sujet, +L’AS+ rapporte sous le titre « Situation de l’insécurité alimentaire : le PAM réfute la thèse de la famine au Sénégal », que contrairement aux rumeurs, il n’y a pas de famine au Sénégal, d’après le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Selon la même source, qui cite la représentante-résidente du PAM, « le gouvernement a fait des progrès pour réduire le taux de l’insécurité alimentaire, mais il reste toutefois encore des défis à relever ».

« Au Sénégal, nous travaillons sur les questions de malnutrition et d’insécurité alimentaire dans certaines régions. Selon les données dont nous disposons, on ne peut pas parler de famine au Sénégal », a soutenu la représentante-résidente du PAM au Sénégal, Mme Lena Savelli.

Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que le vice-président, Mahamudu Bawumia, a affirmé que le gouvernement ne serait pas tenté par la fièvre de l'année électorale.

"Le gouvernement ne compte pas se lancer dans des projets en dehors de son budget approuvé pour l'année afin de prévenir les dépassements budgétaires", a indiqué le vice-président, cité par le quotidien.

Et de noter que le gouvernement est déterminé à maintenir la discipline budgétaire, soulignant que son administration n'attend pas 2020 pour lancer de nouveaux projets.

Son confrère, +Ghanaian Times+ indique que la dette publique totale du Ghana s'est élevée à 214,9 milliards cedis à fin novembre 2019.

Selon les derniers chiffres de la Banque du Ghana, cette dette représente 62,1% du PIB, relève le quotidien.

Au Rwanda, les quotidiens locaux consacrent leur Une à la rencontre tenue, vendredi à Kigali, entre le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et l'ambassadeur de Chine à Kigali.

Le journal +The New Times+ écrit que le chef de la diplomatie rwandaise a exprimé lors de cette réunion la solidarité du Rwanda avec le peuple et le gouvernement chinois à la suite de l'épidémie de coronavirus qui sévit dans le pays asiatique.

Le ministre rwandais, lit-on, a salué le gouvernement chinois pour ses efforts visant à gérer et à contenir l’épidémie ainsi que pour son soutien aux Rwandais et ressortissants étrangers vivant dans la province du Hubei, berceau de la maladie qui a fait au moins 213 morts.

Abondant dans le même sens, +Kigali Today+ indique que les autorités chinoises ont fourni des produits de première nécessité aux 155 Rwandais vivant dans la province de Hubei, ajoutant que Kigali est confiante quant à la capacité de la Chine de gérer cette épidémie.

Au Kenya, le journal "Kenyans.co" rapporte le discours prononcé par le président Uhuru Kenyatta à Kinangop, dans le comté de Nyandarua, où il a annoncé avoir décidé de lancer et d'assurer le suivi lui même des projets de développement, après avoir découvert que la plupart d'entre eux étaient au point mort.

Dans ce discours diffusé aussi sur NTV vendredi 31 janvier, Kenyatta a en outre déclaré qu'il renoncerait à envoyer quelqu'un pour lancer des projets en son nom.

"Il y a une route principale ici qui n'a pas d'électricité (...) Nous ne continuerons pas à envoyer des gens, je n'enverrai personne à ma place", a martelé le Président.

"Je viendrai voir par moi-même, vous respectez les gens mais ils vous jettent de la boue, mais pas de problème. Et je continue à leur dire, quoi que vous fassiez pour obtenir ce qui vous appartient. Si le public n'est pas satisfait, vous êtes maudits dans leurs yeux", a ajouté Kenyatta.

Pour sa part, "Daily Nation" rapporte que le président Kenyatta, tout en utilisant des inuendos, a applaudi la foule en les exhortant à ne pas croire que quiconque vienne en son nom.

"Je ne fais plus confiance à personne. Ceux que j'envoyais pour me représenter et s'assurer que les projets de développement sont sur la bonne voie ont commencé à se comporter comme des hyènes et à faire leurs propres choses pour s'enrichir. Que personne ne vous trompe à partir d'aujourd'hui. Je ne fais plus confiance à n'importe qui", a-t-il soutenu.

A Djibouti, la presse locale s'intéresse aux mesures prises et efforts déployés par les pouvoirs publics pour renforcer les capacités des structures associatives à caractère sportif, en soulignant que le département des Sports a organisé un stage de formation sur l'organisation des activités aux associations des trois communes de la capitale.

56 associations sportives ont bénéficié d'une formation qui porte sur le fonctionnement, la planification et la législation d’une association sportive, selon les médias locaux qui ajoutent que la deuxième phase complémentaire de cette formation est prévue pour le mois de juillet ou août prochain.

En Ethiopie, le groupe médiatique +FANA BC+ revient sur la réunion à Washington des ministres des Affaires étrangères de l'Ethiopie, du Soudan et de l'Egypte consacrée à la question du grand barrage éthiopien la Renaissance.

Les représentants des trois pays qui ont entamé leur discussion à Washington le 28 janvier courant, devraient finaliser un accord sur le remplissage et l'exploitation du barrage, souligne le média éthiopien, rappelant que ce round de négociation s'est déroulé en présence du secrétaire américain au Trésor et du président de la Banque mondiale en tant qu'observateurs.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse au conseil des ministres, tenu vendredi au palais présidentiel. Il écrit qu’outre la condamnation des violences du 24 janvier et l’appel à des sanctions sévères de leurs auteurs, le conseil des ministres présidé hier par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba a été dominé par l’adoption de plusieurs textes et par un grand nombre de nominations au sein de cabinets ministériels ou d’institutions comme dans l’administration ou les entreprises et organismes publics.

En relation avec les rumeurs d’enlèvements d’enfants, la publication souligne qu’après une semaine de perturbation, à Libreville principalement, les cours doivent reprendre normalement lundi 3 février. 

Et d’ajouter que cette décision a été adoptée à l’issue d’une nouvelle réunion tripartite ministère de l’éducation-syndicats-fédération nationale des parents d’élèves du Gabon (FENAPEG). 





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