MAP - Publié le Mardi 12 Mai 2020 à 12:06

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine


Dakar – L'assouplissement des conditions de l'état d'urgence au Sénégal et les mesures prises par les Etats africains afin de juguler la propagation du covid-19 sont les principaux sujets qui retiennent l'attention de la presse africaine parue mardi.


Au Sénégal, +Le Soleil+ écrit sous le titre en Une « Etat d'urgence pour lutter contre la propagation du covid-19 : les mesures assouplies », que le président de la République, Macky Sall, a annoncé, dans un message à la nation, lundi soir, une batterie de nouvelles mesures assouplissant l’état d’urgence.

Il s’agit, selon la publication, de la réouverture des lieux de culte, le réaménagement des horaires du couvre-feu, désormais de 21h à 05h, la réorganisation des marchés, etc.

Le Sénégal doit, selon le chef de l’Etat sénégalais, "s’adapter", rapporte le journal.

Son confrère +Enquête+ souligne, de son côté, que la crise liée au covid-19 a « mis à nu les limites et les mauvaises orientations du développement qui nous a été imposé et chanté ».

« Il reste maintenant à savoir si les dirigeants du monde vont en tirer les conséquences. Il faut changer de cap ou disparaître ensemble. La résilience doit amener les pays comme ceux du Sud à une résistance contre le diktat économique, politique, culturel et social», estime l’auteur de l’article intitulé « Et si les Altermondialistes avaient raison ! ».

« Oui un autre monde est possible et nous continuons à y travailler », soutient le quotidien, avant de s’interroger « et si c’était l’heure de tout réinventer ? ».

+Sud Quotidien+ revient, pour sa part, sur la situation épidémiologique dans le pays, faisant savoir que 177 échantillons testés sont revenus positifs lundi, notant que le Sénégal a enregistré 1886 cas du nouveau coronavirus, dont 715 guéris, 19 décédés, 1 évacué et 1151 sous traitement.

Au Mali, +Malijet+ rapporte en citant le ministère de la Santé et des Affaires sociales que huit nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés, lundi, dans le pays.

Et de préciser que ces nouveaux cas positifs portent à 712 le nombre total des infections au Covid-19 dans le pays, dont 377 guérisons et 39 décès.

Les cas enregistrés sont actuellement pris en charge sur les sites de traitement, alors que les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes-contact, assure le ministère dans un communiqué relayé par le journal électronique. En Côte d'Ivoire, "Abidjan.net" rapporte que les cours reprendront progressivement dans les établissements primaires et secondaires de l’enseignement général et technique de l’intérieur de la Côte d’Ivoire à partir du 18 mai prochain avec un réaménagement du calendrier scolaire jusqu’au 14 août prochain. Le portail électronique cite la ministre ivoirienne de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Camara. Cette décision, peut-on lire, intervient après les mesures d’allègement des restrictions liées à la maladie à Coronavirus à l’intérieur du pays annoncées jeudi dernier par le président ivoirien Alassane Ouattara.

Sur un autre registre, "koaci.com" fait savoir que deux mois tout juste après l'annonce du premier cas, le bilan ivoirien du Coronavirus fait état de seulement 1730 cas confirmés sur 14162 tests, 818 guéris et 21 décès. En effet, peut-on lire, "le ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique qui s’évertue à tous les jours faire le point d'une situation qui commence à de moins en moins intéresser, la peur passée, annonce lundi, 30 nouveaux cas enregistrés de Coronavirus sur 499 échantillons prélevés (test, ndlr), 24 nouveaux guéris et pas de nouveau décès".

Au Gabon, +l'Union+ écrit sous le titre "les premiers retours" qu’un premier groupe de 32 Gabonais, bloqués à l’étranger à cause de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, est rentré à Libreville hier en provenance de Douala (Cameroun).

Et d’ajouter que ce groupe sera suivi dans la journée d’une deuxième vague de 84 personnes de retour de Yaoundé (Cameroun), Kinshasa (République démocratique du Congo), Pointe-Noire et Brazzaville (République du Congo), notant que cette opération de rapatriement intervient en application d’une décision du chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba.

Pour sa part, le site d’information +infosgabon+ qui titre "Levée de l’état d’urgence : Le rappel à l’ordre du gouvernement" indique que le ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha a réitéré, hier, les mesures barrières visant à freiner le COVID-19 malgré la fin de l’état d’urgence dès ce lundi à minuit.

Le site explique qu’après l’adoption samedi à la plus grande majorité par le Parlement du projet de loi fixant les mesures de prévention, de lutte et de riposte contre les catastrophes sanitaires, le gouvernement a tenu à rappeler un ensemble de mesures visant à contrer la propagation du Coronavirus, citant, entre autres, le couvre-feu de 18 heures à 6 heures du matin, l’interdiction de la circulation inter-urbaine et la fermeture des frontières, outre l’obligation du port du masque et de l'observance de la distanciation sociale.

Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que la Commission électorale (CE) a démenti les allégations du chef de la minorité, Haruna Iddrisu, selon lesquelles le gouvernement a fourni à la commission des équipements de protection individuelle (EPI) afin de procéder à la compilation d'un nouveau registre des électeurs.

La commission affirme qu'aucune disposition de ce type n'a été prise par le gouvernement, souligne le quotidien.

Son confrère, +My Joy Online+ appelle les autorités sanitaires à abandonner le dépistage des personnes grâce à des méthodes améliorées de recherche des contacts et à se concentrer sur les tests de la population générale.

Au Rwanda, la presse locale rapporte que le parquet national antiterroriste français a requis un procès aux assises pour le médecin rwandais Eugène Rwamucyo, accusé de génocide et de crimes contre l'humanité dans son pays natal.

Le journal électronique +RNA+ écrit à ce sujet que le parquet français, dans un réquisitoire rendu courant avril, a demandé le renvoi de Rwamucyo pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "association de malfaiteurs en vue de la préparation de ces crimes" entre avril et juillet 1994.

Son confrère +Rwanda Podium+ souligne qu'il revient désormais à des juges d'instruction du tribunal de Paris de décider ou non d'un procès pour M. Rwamucyo, âgé de 60 ans.

Selon le média, le l'accusé avait été mis en examen une première fois en 2013 pour "participation à une entente en vue de commettre le crime de génocide", puis en 2018 pour "génocide" et "crimes contre l'humanité" avant d’être placé sous contrôle judiciaire.

En Ethiopie, +NEW BUSINESS ETHIOPIA+ rapporte que le Service national de renseignement et de sécurité (NISS) d'Ethiopie a déjoué une tentative de retrait frauduleux d'un montant de 110 millions de dollars sur le compte d’un citoyen américain à la Banque Commerciale d’Ethiope dans la capitale Addis-Abeba. 

Les malfrats, dont le cerveau est un ressortissant nigérian, ont été arrêtés par le NISS samedi après avoir retiré une partie de l'argent, soit 60. 990. 939 birr (environ 1,8 million de dollars) d'une succursale de la «Commercial Bank of Ethiopia» à Addis-Abeba, précise le média éthiopien. 

Les voleurs qui ont utilisé un système de transfert d'argent international avec de faux papiers d'identité et documents, ont été arrêtés en possession de l'argent avant de quitter la banque, relève le média qui fait état de l’arrestation de complices éthiopiens.

Sur un autre registre, +ETHIOPIAN MONITOR+ revient sur l’entretien téléphonique entre le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedu Andargachew, et son homologue chinois, Wang Yi, qui a porté sur la coopération en matière de lutte contre la pandémie de COVID-19.

Lors de cet entretien, le chef de la diplomatie éthiopienne a salué les efforts déployés par le gouvernement chinois et les entreprises privées pour l'aide en fournitures médicales et équipements de protection accordée aux pays africains, dont l'Ethiopie, souligne le média. Au Kenya, le journal "The Star" rapporte que le gouvernement a envoyé 50 professionnels de la santé attachés à l'hôpital universitaire de Kenyatta aux Seychelles.

L'équipe, qui était employée à contrat, est arrivée mercredi à Victoria, la capitale. Elle passera 14 jours en quarantaine avant de se voir attribuer de nouvelles responsabilités, notamment le dépistage des personnes soupçonnées atteintes de Covid-19.

Citée par le journal, la directrice générale de l'Agence des soins de santé des Seychelles, Danny Louange, a déclaré que les 50 personnes aideront les prestataires de soins de santé locaux à préparer d'éventuels cas de grappes et transmissions communautaires.

"Là où nous pensons en avoir besoin, ce sont les centres de dépistage. Comme nous l'avons dit, nous avons besoin d'un filet de sécurité pour nous assurer que nos centres de santé et nos installations sont sûrs pour nos patients et notre personnel ", a déclaré Louange.

"Le dépistage est important pour nous et c'est une mesure que nous mettons en place pour renforcer notre surveillance", a-t-elle ajouté. La Kenya University Hospital fait partie des centres de réponse Covid-19 qui hébergent actuellement plus de 145 patients atteints de coronavirus. Elle héberge également plus de 200 Kényans qui auraient pu être en contact avec des patients de Covid-19.

A Djibouti, le journal "La Nation" s'intéresse à la prolongation d'une semaine du confinement décidée par le gouvernement pour juguler la propagation du Covid-19 dans le pays.

La publication rapporte, dans ce cadre, que le premier ministre Aboulkader Kamil Mohamed a présidé une réunion du comité de pilotage de la lutte contre le Covid-19, au cours de laquelle plusieurs questions ont été abordées, dont le renforcement et le contrôle strict des mesures barrières, le port de masque ainsi que la commande de nouveaux masques sur le marché international mais aussi sur le marché local.

Le gouvernement dicte également que les commerces et les mosquées doivent restés fermés et les véhicules de transport en commun immobilisés, dans l'attente de l'annonce officielle de la date du déconfinement, ajoute la publication.

En RD Congo "Forum des As" écrit que l'ambassadeur de Russie en RDC, Alexey Sentebov, a remis lundi un don de 28.000 unités de consommables de laboratoires et de plus de 8.000 unités d'équipements de protection au Secrétariat technique à la riposte au Covid-19 en RDC. 

Parmi ces 8.000 équipements de protection que la Russie offre à la RDC figurent des combinaisons de protection, des respirateurs, des masques réutilisables, des filtres, des gants et bien d'autres matériels, précise l'auteur de l’article.

“Kinshasa Times” indique qu’au moins 274 civils ont e te tue s et plus de 200.000 personnes force es de fuir leur foyer durant ces trois derniers mois dans la province de l’Ituri, en Re publique de mocratique du Congo.

Alarme e par la hausse de ces violentes attaques, l’Agence des Nations Unies pour les re fugie s (HCR) signale que pre s de 50 attaques sont mene es contre la population locale en moyenne chaque jour, rapporte l’auteur de l’article.

En Afrique du Sud, +Eyewitness News+ s'arrête sur l'impact du coronavirus sur les entreprises publiques sud-africaines. Le journal indique que le ministre des Transports, Fikile Mbalula, a fait savoir que la compagnie ferroviaire sud-africaine (Prasa) a subi une perte de revenus estimée à 199 millions de rands à cause de la pandémie. Les autorités sud-africaines sont très préoccupées par la situation financière de la compagnie publique qui fait face à une baisse de ses recettes en raison du confinement total mis en place depuis fin mars dernier, a ajouté le ministre, cité par le journal, notant que cette crise sanitaire est survenue alors que Prasa avait ouvert plusieurs chantiers de modernisation de ses infrastructures.

+The Citizen+ revient sur les propos du ministre sud-africain de la Police, Bheki Cele, qui a indiqué que le comité chargé de superviser la réglementation du confinement national se penche actuellement sur la possibilité de passer du niveau 4 au niveau 3.

Le comité est toujours en train de recevoir les conseils des experts afin de fixer les modalités de cette transition, a dit le ministre signalant qu'il ne pouvait pas pour le moment donner de réponse précise sur la date de mise en œuvre du niveau 3.





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