MAP - Publié le Jeudi 1 Octobre 2020 à 16:20

Revue de la presse quotidienne internationale africaine


Dakar - La promotion de la bonne gouvernance au Sénégal, le prochain scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire et l'impact du coronavirus sont les principaux sujet qui retiennent l'attention de la presse africaine parue jeudi.


Au Sénégal, la promotion de la bonne gouvernance et la gestion de la crise liée au coronavirus, marquent principalement les titres abordés par la presse locale.

Sous le titre « les organes de contrôle de l'Etat, en quête de réforme », +Sud Quotidien+ écrit que face à une forte demande de transparence de la gouvernance économique et financière doublée d’une crise de légitimité du service public, provenant de la société civile et des pays donateurs, les organes de contrôle de l’Etat font souvent l’objet d’un mauvais procès de la part de la population.

En réalité, note la publication, les inspecteurs et autres magistrats semblent faire correctement leur travail de contrôle, le hic réside cependant dans l’usage des rapports produits par ces corps. D’où la nécessité de procéder à certaines réformes pour que ces organes puissent garder de leur superbe.

Sur un autre registre, +Libération+ place sa Une sous le titre : « Coronavirus, prétexte pour les magouilles ».

« Alors que la SENELEC (Société Nationale d’Électricité du Sénégal) prétextait la Covid-19 pour être autorisée à dépouiller les offres sans la présence des candidats, le ministère de l’environnement et du développement durable a commis de graves violations dans le cadre d’un marché exécuté par le projet de promotion d’une finance novatrice et d’adaptation communautaire, logé dans ce département », écrit la publication.

En Côte d'Ivoire, "Fratmat Info" fait savoir que la Commission électorale indépendante (CEI) se dirige inexorablement vers le 31 octobre, date de la tenue du scrutin présidentiel. Elle a, dans cette dynamique, arrêté depuis le jeudi 24 septembre, la liste électorale définitive. Mardi dernier, le porte-parole de la CEI, Émile Ebrottié, a déclaré que 7.495.082 électeurs figurent sur ladite liste. Il a précisé que le nombre d’électeurs en Côte d’Ivoire est de7 397.413 et 97.669 à l’Étranger.

Sur un autre registre, "Abidjan Net" rapporte que le gouvernement du pays a entériné, mercredi en conseil des ministres à Yamoussoukro, la capitale administrative, une déclaration d’utilité publique affecté à la réalisation d’une centrale à Biomasse d’une capacité de 46 mégawatts et d’un poste de transformation électrique de 9033 kilovolts.

Le porte-parole du gouvernement, peut-on lire, a expliqué que la convention de concession pour la réalisation de cette centrale a été signée en 2019 entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la société Biovéa. Cette convention a pour objet le financement, la construction, la détention en pleine propriété, l’exploitation et le transfert d’une centrale de production d’électricité d’une puissance de deux fois 23 mégawatts alimentés par des résidus de cacao.

Au Kenya, les principaux quotidiens reviennent jeudi sur la visite officielle entamée la veille par le Président Uhuru Kenyatta en France, où il a été reçu à l'Elysée par son homologue français Emmanuel Macron. Les deux chefs d'Etat ont assisté à la signature de trois accords bilatéraux avant de conduire leurs délégations à un banquet d'État organisé en l'honneur du dirigeant kényan, souligne à ce propos le journal "Daily Nation", ajoutant que les deux dirigeants ont eu ensuite des entretiens privés.

Parmi les accords conclus figure un partenariat public-privé (PPP) pour la construction de l'autoroute Nairobi-Nakuru-Mau Summit signé entre KeNHA et Vinci Concessions. L'autoroute est l'un des plus grands projets PPP en Afrique de l'Est.

Les deux autres accords portent sur le développement de la ligne de chemin de fer de banlieue du quartier central des affaires de Nairobi (CBD) à l'aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) et de la ligne de transport d'électricité 400KV Menengai-Rongai, rapporte, pour sa part, "The Standard", ajoutant que la liaison ferroviaire de banlieue de Nairobi CBD vers JKIA contribuera à améliorer la circulation des voyageurs entre le centre-ville et le principal aéroport international du Kenya.

"Notre aspiration est de voir que cette ligne de chemin de fer de banlieue facilite le trafic à Nairobi mais facilite également la circulation des personnes à Nairobi. Nous espérons que le long de la route et des environs, d'autres entreprises pourront se développer", a déclaré l'Ambassadeur du Kenya en France, Judy Wakhungu, cité par le journal.

Au Rwanda, les quotidiens locaux consacrent leur Une de jeudi à la décision de la Cour de cassation française de valider définitivement la remise à la justice internationale de Félicien Kabuga, accusé d'être le "financier" du génocide de 1994.

Le quotidien +The New Times+ écrit que la plus haute juridiction française a confirmé dans un arrêt la décision rendue en juin par la cour d'appel de Paris visant à transférer Félicien Kabuga au Mécanisme pour les tribunaux internationaux (MTPI) à Arusha en Tanzanie.

Citant le président de section française de l'association rwandaise des rescapés du génocide, Ibuka, le journal qualifie la décision de la justice française de « victoire » pour les survivants du génocide rwandais qui a fait près d'un million de morts selon l’ONU. 

Son confrère +KT Press+ souligne que la France dispose désormais d'un délai de 30 jours pour remettre l’accusé au MTPI, la structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR).

Arrêté en mai dernier près de la capitale française, Kabuga est notamment mis en accusation pour "génocide", "incitation directe et publique à commettre le génocide" et "crimes contre l'humanité", note la publication. 

En Afrique du Sud, +The South African+ indique qu'après des semaines de spéculation, le ministre des transports, Fikile Mbalula, a annoncé la liste des pays à haut risque dont les citoyens ne seront pas autorisés à se rendre en Afrique du Sud et que les sud-africains ne pourront pas visiter. Le passage au niveau 1 de l'alerte à la pandémie, qui permet davantage d'assouplissement des mesures de confinement mises en place depuis fin mars dernier pour freiner le coronavirus, permettra la réouverture des frontières et le retour des voyages internationaux à partir du 1er octobre, relève le portail, notant que 57 pays seront exclus des voyages de loisirs.

Sur le même sujet, +The Citizen+ indique que la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Naledi Pandor, a publié mercredi les mesures adoptées pour la réouverture des frontières et des points d'entrée pour les voyageurs internationaux dans le cadre du niveau 1 de l'alerte à la pandémie. Elle a fait savoir que les voyageurs ayant l'intention de se rendre en Afrique du Sud devraient produire un test PCR qui date de moins de 72 heures.





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