MAP - Publié le Mardi 14 Avril 2020 à 17:58

Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine du 14/04/2020


Tunis - Les journaux maghrébins continuent, mardi, à consacrer de larges commentaires et analyses aux efforts de lutte contre le nouveau coronavirus, ainsi que les conséquences de cette pandémie sur le tissu économique et social en Tunisie et Mauritanie.


"La Presse de Tunisie" note, à et égard, que 2020 est une "année horrible" pour le tourisme mondial et le tourisme tunisien particulièrement, relevant que dans cette situation tristement inédite, c'est la première fois que le secteur est sinistré avec une telle ampleur.

Si le secteur avait fait preuve de résilience durant les sombres heures du terrorisme et des troubles sociaux de 2011, il ne serait pas capable de relever la tête avant l’année prochaine, selon le journal.

Il souligne qu’aujourd’hui, le tourisme broie du noir, à l’instar de plusieurs autres secteurs et il est difficile de dépasser les trous d’air sans casse, précisant que le tableau est peu reluisant avec des hôtels fermés, des chantiers à l’arrêt, des compagnies aériennes au bord de la faillite, des ports et des aéroports sans passagers et des souks aux rideaux baissés.

Les dommages collatéraux se sont fait très vite ressentir dans l’artisanat, un autre secteur à fort contenu économique et social qui emploie plus de 350.000 personnes, fait-il remarquer, expliquant que "les faits sont là et ils sont têtus".

"De ce fait, la chute était inévitable. Pour rectifier le tir, il ne suffit pas de mener des campagnes publicitaires et de communication, au contraire il faut placer le combat au registre du business et du partenariat public-privé afin de relever plusieurs défis", préconise le journal dans son éditorial.

Pour "Leaders", les cliniques privées dans les pays libéraux européens se mobilisent d’elles mêmes pour aider les hôpitaux publics à faire face à la pandémie du covid-19 et elles le font de manière spontanée et sans demander des "sous" au malade.

"Les comptes se feront plus tard avec les services de l’Etat. Priorité à l’accueil et aux soins, personne ne demande aux malades un chèque de caution. Ce n’est plus le moyen-âge. Fini le temps du capitalisme cupide au moment où il y a péril en la demeure!", commente-t-il.

Le journal relève que pour accueillir les malades, "les patrons de nos florissantes cliniques privées, à de rares exceptions près (il y a encore des honnêtes dans ce pays), exigent des sommes astronomiques avant l'admission du patient".

"Quelle cupidité ? Quelle absence de morale ? Quelle ingratitude ?", s’étonne-t-il, expliquant que cette situation aurait dû provoquer un tollé.

Il souligne que malheureusement rares sont ceux qui ont protesté, faisant observer que les autorités font la sourde oreille, elles courbent l’échine afin de conclure un improbable accord de transition sur les prises en charge du covid-19. 

Où sont les élus qui ont juré sur le saint Coran de protéger la Tunisie et de défendre la dignité de ses citoyens? Ont-ils des intérêts dans les cliniques privées? Ont-ils peur du "lobby" qui défend ces cliniques ?, se demande-ils, relevant que les citoyens ont vu des vertes et des pas mûres jusqu’à présent, mais le scandale du covid-19 dépasse les bornes.

"Réalités" note qu’afin de mieux maîtriser les finances publiques, la présidence du gouvernement tunisien a annoncé la suspension de l’octroi des bons d’essence aux fonctionnaires de l’Etat.

D’après la publication, une correspondance adressée par le Chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, aux ministres, aux Secrétaires d’Etat, aux gouverneurs, aux présidents des conseils municipaux et aux directeurs des institutions publiques fait état d’une suspension qui restera valable tout au long de la période de confinement entrée en vigueur depuis le 22 mars et qui devrait normalement prendre fin, sauf prolongation annoncée par les autorités, le 24 avril 2020. 

La suspension touchera, selon la correspondance, aussi tout autre fonctionnaire qui, d’habitude, a le droit de profiter des bons d’essence, exception faite pour ceux qui sont autorisés à se rendre sur leur lieu de travail.

Pour sa part, "Business news" souligne que la science et la recherche sont convoquées en urgence pour enrayer la propagation du coronavirus SARS-CoV-2 ou Covid-19, l’objectif étant de trouver un vaccin qui permettrait d’enrayer définitivement l’épidémie mondiale.

En effet, si des dizaines d’études ont été lancées dans le monde, l’obtention d’un traitement avant la fin de l’épidémie n’est pas acquise car, il faut compter au moins un an pour obtenir un vaccin contre le COVID-19, qui soit prêt pour approbation, explique-t-il.

Il rappelle qu’effectivement, plusieurs réponses thérapeutiques à la pandémie sont actuellement à l’étude, ajoutant que même si en règle générale, ce type de recherche s’inscrit dans un processus long de plusieurs années.

Il relève que selon le protocole classique, il faut prévoir entre six et 36 mois pour la production, le conditionnement et la livraison d’un vaccin mais en cas de crise, des procédures accélérées sont définies et les traditionnelles méthodologies de l’essai clinique sont adaptées.





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