MAP - Publié le Samedi 17 Octobre 2020 à 17:00

Revue de presse quotidienne internationale africaine


Dakar - La presse africaine parue ce samedi, aborde divers sujets dont notamment la visite au Nigeria du président sénégalais, la condamnation d'un présumé génocidaire au Rwanda et l'assouplissement des restrictions imposées par la lutte contre le Covid-19 au Gabon. Au Sénégal, la visite de Macky Sall au Nigeria et l'émigration clandestine sont les principaux sujets à la Une de la presse locale.


Sous le titre : « L’Afrique, une terre d’opportunité », le quotidien à grand tirage +Le Soleil+ zoome sur l’appel lancé par Macky Sall aux investisseurs américains à Abuja, soulignant qu’au Nigeria, où il était en visite de travail et d’amitié, le président sénégalais a pris part, vendredi, à une conférence en ligne sur le thème : « Investir dans l’avenir de l’Afrique ».

Organisée par une agence américaine spécialisée dans la coopération financière internationale, la visioconférence vise davantage d’investissements en Afrique, informe la publication.

Au sujet de l’émigration clandestine, +Enquête+ aborde, sous le titre « Hécatombe en mer », le naufrage dans l’Atlantique de pirogues des candidats à l’émigration.

« Ils sont Sénégalais, Mauritaniens, Guinéens et Gambiens à avoir pris le large, le 26 septembre dernier, à partir des côtes mauritaniennes de Tiwilitt, à 100 km de Nouakchott. Sur 49 passagers clandestins, seuls 12 rescapés ont pu regagner les côtes espagnoles », écrit la publication, notant que la majorité des victimes sont des Sénégalais. 

« Entre fosses communes et corps incinérés », tel est le sort réservé aux morts de l’émigration clandestine, écrit pour sa part le quotidien +Tribune+, soulignant que depuis plusieurs semaines, le phénomène de l’émigration clandestine reprend pour prendre des proportions inquiétantes.

Au Rwanda, +RNA+ rapporte que le présumé génocidaire Eugène Rwamucyo, condamné par contumace au Rwanda mais résidant en Belgique, a été renvoyé devant les assises en France par des juges français pour génocide et crime contre l'humanité, vingt-six ans après les massacres perpétrés contre la minorité tutsi en 1994.

Le journal indique que les juges d'instruction du pôle "crimes contre l'humanité" du tribunal de Paris ont ordonné cette semaine un procès contre ce médecin, treize ans après une plainte déposée notamment par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), une association oeuvrant pour la traduction en justice des suspects du génocide rwandais.

Selon le média, qui cite le président du CPCR Alain Gauthier, le suspect âgé aujourd'hui de 61 ans comparaitra devant la justice pour "génocide", "crime contre l'humanité", "complicité" de ces crimes et "association de malfaiteurs".

En sport, la presse écrit que les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (AFCON-U17) se tiendront au Rwanda du 13 au 28 décembre prochain, indiquant que l’information a été confirmée vendredi par le Conseil des associations de football d'Afrique orientale et centrale (CECAFA).

Le journal +KT Press+, qui cite un communiqué du CECAFA, précise que 10 équipes prendront part aux éliminatoires, rappelant que ces qualifications avaient été prévues en juillet avant d’être reportées en raison de la pandémie de Covid-19.

En Ethiopie, +FANA BC+ rapporte que quelque 504 personnes ont été arrêtées en lien avec les attaques armées ayant visé récemment des civils dans la zone de Metekel, dans l'Etat régional éthiopien de Benishangul Gumuz et qui avaient fait plusieurs morts.

Les personnes arrêtées sont soupçonnées d'avoir coordonné et mené ces attaques contre des civils innocents, précise le média qui cite des responsables de cet Etat régional.

Sur le même sujet, +ETHIOPIAN MONITOR+ s'intéresse à la réunion du Premier ministre Abiy Ahmed avec les hauts responsables des administrations régionales et des services de sécurité des Etats régionaux d'Amhara et de Bunshangul-Gumuz suite à ces attaques meurtrières

Au Kenya, les principaux quotidiens se font l'écho samedi du discours prononcé la veille par le président Uhuru Kenyatta à Manyani où il a exhorté les Kényans à ignorer les rumeurs diffusées concernant le système national de gestion intégrée des identités (NIIMS) ou "Huduma Namba", qui a permis de mener l'opération de recensement de la population en 2019. 

Le journal "The Star" a souligne, à ce propos, que le président aurait fustigé certaines personnes qui avaient répandu des rumeurs selon lesquelles une entreprise allemande se serait occupée de l'exercice Huduma Namba, rappelant que les alliés du vice-président William Ruto avaient affirmé plus tôt ce mois-ci que le système était géré par une entreprise étrangère dans le but de truquer les élections de 2022.

M. Kenyatta a assuré que ce système a été mis en place par de jeunes innovateurs kényans permettant de collecter et de soumettre les résultats du recensement en un temps record.

"Ils Nous ont aidés à développer une plateforme qui nous a permis de faire notre recensement et de fournir les résultats de notre recensement en un temps record. Des pays de toute l'Afrique et aussi de l'Europe veulent savoir comment nous avons réussi à développer le système", a dit le président, ajoutant que les innovateurs seront le fer de lance de la facilité de faire des affaires dans le pays et que certaines de leurs idées et plates-formes auront une valeur commerciale.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse à la phase 2 du déconfinement. Titrant "Covid-19 : l’Etat desserre la vis", le journal informe que le gouvernement autour de sa cheffe Rose Christiane Ossouka Raponda, a annoncé, vendredi, lors d’une conférence de presse, une série de mesure visant à assouplir les restrictions imposées par la lutte contre le Covid-19, notant que la prudence reste toujours de mise.

De son côté, +La.Libreville+ s’intéresse à la situation épidémiologique. la publication indique que sur 4120 tests réalisés (210482 au total), le Gabon a enregistré, vendredi, 12 nouveaux cas positifs (8881 au total), 35 nouvelles guérisons (8430 au total) et 0 nouveau décès (54 au total) 

En Afrique du Sud, +Eyewitness News+ revient sur la question de la corruption qui a pris une ampleur inquiétante durant la crise sanitaire de la Covid-19, soulignant que le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a mis en garde contre les conflits d'intérêt entre les entreprises gérées par les hommes politiques et les services de l'Etat.

De nouvelles règles seront adoptées pour s'assurer que les responsables politiques ne soient pas impliqués dans des affaires avec les départements gouvernementaux, a souligné Ramaphosa, assurant que les institutions chargées de superviser et d'appliquer les lois dans le pays seront en mesure de s'acquitter de leurs missions sans l'ingérence des politiciens.





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