MAP - Publié le Mardi 10 Novembre 2020 à 11:52

Revue de presse quotidienne internationale africaine


Dakar - La presse africaine parue ce mardi, aborde divers sujets d'actualités dont le drame de l’émigration clandestine au Sénégal,la confirmation par la Cour constitutionnelle de la réélection d'Alassane Ouattara en Côte d'ivoire et le procès du "financier" présumé du génocide de 1999 au Rwanda. Au Sénégal, le drame de l’émigration clandestine et la nouvelle configuration politique meublent les colonnes de la presse locale.


Sous le titre : « Le temps du remords et de l’introspection », +Le Soleil+ écrit que la résurgence de l’émigration clandestine, depuis quelques semaines, traduit à la fois une aspiration de la jeunesse à un « ailleurs » idéalisé et sa propre désespérance.

« Le remords hante beaucoup parmi ceux qui ont tenté cette aventure périlleuse ou leurs parents qui les y ont aidés. Pour d’autres qui ont réussi à atteindre l’’eldorado’, c’est le temps de l’introspection », souligne la publication.

Sur le même sujet, +Libération+ parle de « l’impossible deuil » des familles des Sénégalais morts sur la route de l’Espagne, alors que +Enquête+ relève que « rien n’a changé » de 2006 à 2020 en matière de lutte contre le fléau de l’émigration clandestine.

« Quatorze années de programmes à la pelle n’ont pas permis aux régimes de l’ex-président Abdoulaye Wade et de celui de son successeur Macky Sall d’apporter une solution à l’équation de l’émigration irrégulière au Sénégal », écrit le quotidien, relevant que « les maux de la crise de 2006 ont perduré jusqu’en 2020, pour provoquer celle que vit actuellement le pays ».

Sur un autre registre, les journaux de la place reviennent sur la nouvelle reconfiguration politique après l’ouverture du gouvernement à d’autres forces politiques.

En Côte d'Ivoire, "La Sursaut" titre "La Conseil constitutionnel confirme la victoire d'Alassane Ouattara", rapportant que ledit Conseil a apposé son visa lundi sur la réélection de Alassane Ouattara avec 94,27% de suffrages à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle du 31 octobre dernier, lors d'une session de proclamation des résultats définitifs. 

Le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, a fait observer que le scrutin a été "régulier", en dépit d'actes de violences et d'empêchement de vote survenus après l'appel de l'opposition à la désobéissance civile et au boycott actif de l'élection, ajoute la publication. Son confrère "Le Patriote" indique, de son côté, que dans une adresse télévisée lundi soir, Alassane Ouattara a demandé la fin du Conseil National de Transition, annoncé par l'opposition après l'annonce des résultats de la présidentielle, et a invité Henri Konan Bédié (ex-chef de l'Etat, ndlr) à une rencontre dans les prochains jours pour un dialogue franc et sincère en vue de rétablir la confiance. Le nouveau président élu à l’issue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, Alassane Ouattara a souhaité un dialogue constructif avec l’opposition “dans le respect de l’ordre constitutionnel”.

En Afrique du Sud, +The South African+ écrit que le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a appelé le ministre de la Santé, Zwile Mkhize, à témoigner devant la Commission d'enquête sur la "capture de l'Etat", un phénomène qui réfère à la corruption qui a marqué l'ère de l'ex-président Jacob Zuma.

Citant la parlementaire de la DA, Natasha Mazzone, le journal rapporte que selon certaines allégations, Mkhize qui occupait le poste de trésorier général du parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), serait impliqué dans l'affaire d'achat de voitures de trains inadaptées aux infrastructures des chemins de fer sud-africains.

"L'ampleur de l'implication effrontée des ministres et des hauts responsables politiques au sein de l'ANC est très bouleversante", relève le journal d'après la parlementaire sud-africaine, notant que "la crise économique, la faim et le désespoir endémiques, la montée du chômage et la hausse des taux de criminalité peuvent tous être directement liés à la capture de l'Etat et au noyau corrompu de l'ANC".

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ écrit que le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) a enrôlé des enfants moins de 18 ans dans son armée dans un objectif clair de rester au pouvoir à tout prix.

Cet acte constitue une violation du Protocole facultatif des Nations Unies concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, relève le journal qui rappelle que l'Ethiopie fait partie des pays signataires de ce protocole.

Citant un responsable de l’armée fédérale, le journal ajoute que la plupart des membres de la force spéciale du TPLF ont moins de 18 ans et sont classés comme des enfants soldats.

De son côté, +ETHIOPIAN MONITOR+ rapporte que l'armée de l'air éthiopienne a mené des frappes dans des zones ciblées dans l'Etat régional du Tigray.

Le média éthiopien ajoute que le ministère de la Défense a démenti les allégations du TPLF selon lesquelles ses forces avaient abattu un avion de combat appartenant à l’armée de l’air éthiopienne.

Toujours en relation avec le conflit au Tigray, +FANA BC+ rapporte que la police fédérale a saisi dans la capitale Addis-Abeba 355 armes à feu, plus 14 000 cartouches de munitions et des mines antipersonnelles détenus par des membres du TPLF.

La police a arrêté 162 suspects qui font l’objet d’une enquête, a ajouté le média éthiopien.

Au Kenya, le journal "The Star" rapporte mardi que le président Uhuru Kenyatta a encouragé le Bureau du directeur des poursuites pénales (ODPP) à se concentrer davantage sur le succès des poursuites dans des affaires très médiatisées, en particulier celles impliquant une mauvaise utilisation des ressources publiques.

Le président a déclaré que ce n'est que grâce à des poursuites réussies dans de tels cas que l'agence gagnera et conservera la confiance des Kényans.

"La confiance est une chose éphémère. Si les gens ne voient pas de résultats, cette confiance peut également s'évaporer. Il est donc important que les résultats soient également affichés afin de justifier les investissements que nous investissons", a souligné le président Kenyatta en recevant les rapports de performance 2017/2018 et 2018/2019 présentés par le directeur des poursuites pénales Noordin Haji.

Selon la publication, le chef de l'État a félicité l'ODPP pour ses réalisations au cours des deux années et a encouragé l'institution à collaborer davantage avec d'autres agences d'exécution afin d'obtenir un plus grand succès à l'avenir.

Il a déclaré qu'un système de justice pénale efficace et efficient ne renforce pas seulement la confiance, mais attire également les investisseurs, conduisant à la création d'emplois pour les jeunes kényans.

Au Rwanda, les journaux locaux consacrent leurs premières pages au procès du "financier" présumé du génocide de 1999 au Rwanda, Félicien Kabuga, qui comparaîtra mercredi pour la première fois devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), deux semaines après son transfert à La Haye depuis la France.

Le quotidien +The New Times+ écrit que la première comparution de Kabuga devant le Mécanisme, structure chargée d'achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR), aura lieu le 11 novembre à 13H00 GMT à La Haye, citant un document officiel du MTPI.

Selon le quotidien, Félicien Kabuga, accusé notamment de génocide, a la possibilité d'assister en personne à l'audience ou par visioconférence depuis son centre de détention.

De son côté, +RNA+ indique que l'accusé devait initialement être transféré à Arusha pour y être jugé par le MTPI, qui possède une division en Tanzanie et une aux Pays-Bas, mais a finalement été envoyé à La Haye dans l'attente d'un examen médical.

Kabuga, 84 ans, est mis en accusation par le MTPI notamment pour "génocide", "incitation directe et publique à commettre le génocide" et "crimes contre l'humanité", précise le média.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse toujours à la rentrée des classes. Titrant "comme un faux départ", il écrit que la communication de la tutelle comme l’attitude des syndicats y sont probablement pour quelque chose. La rentrée des classes, finalement circonscrite au pré-primaire et au primaire, a pris hier des allures de rentrée administrative bis, avec la poursuite de certaines formalités comme les (ré)inscriptions.

Et de noter que la première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda a effectué à cette occasion une visite de terrain.

Abordant la situation épidémiologique, +La.libreville+ indique qu’au lundi 9 novembre 2020 avec 3510 tests réalisés (257801 au total), 7 nouveaux cas positifs ont été confirmés (9029 au total), 21 nouvelles guérisons (8899 au total) et 2 nouveaux décès (57 au total). 





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