AFP - Publié le Jeudi 19 Novembre 2020 à 11:52

Un deuxième jihadiste libéré au Mali arrêté en Algérie


​Alger - Un deuxième jihadiste faisant partie d'un groupe de 200 prisonniers libérés en octobre par le pouvoir malien en échange de plusieurs otages, dont une Française, a été arrêté lundi dans le sud de l'Algérie, a annoncé mercredi le ministère algérien de la Défense.


Lundi, "les services spécialisés du ministère de la Défense nationale ont appréhendé le terroriste El Hocine Ould Amar Ould Maghnia, dit +Maïs+", à Timiaouine, près de Tamanrasset, a précisé le ministère dans un communiqué.

"Le criminel, âgé de 32 ans, a été arrêté après un minutieux suivi de ses mouvements douteux, dès son entrée en territoire national", a ajouté le ministère.

Le dit "Maïs" compte parmi "ceux qui ont bénéficié de l'accord ayant abouti, après des négociations conduites par des parties étrangères, à la libération par les autorités maliennes de plus de 200 terroristes" en octobre, a-t-il affirmé.

Le ministère de la Défense a de nouveau déploré "le versement d'une importante rançon au profit des groupes terroristes, en échange de la libération de trois otages", fustigeant des "pratiques douteuses, contraires aux résolutions onusiennes incriminant le versement de rançons aux groupes terroristes".

Fin octobre, lors de la capture à Tlemcen (nord-ouest) d'un premier jihadiste libéré par le Mali, les autorités algériennes avaient déjà critiqué des "pratiques inadmissibles (...) entravant les efforts de lutte contre le terrorisme et (...) ses sources de financement".

La libération des 200 prisonniers contre les otages, négociée par le pouvoir malien avec un groupe jihadiste combattu depuis des années par la France, parfois au prix du sang, a également laissé un goût amer dans les rangs militaires français.

La France a déployé une force antijihadiste de plus de 5.000 hommes au Sahel, notamment au Mali.

Chef de file de la médiation internationale au Mali, l'Algérie veut ressusciter l'accord de paix de 2015 entre Bamako, les groupes armés progouvernementaux et l'ex-rébellion indépendantiste à dominante touareg du nord du pays, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA).





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